Les premières frappes américaines contre l’Iran ont déjà coûté la bagatelle de 5,6 milliards de dollars en munitions, selon des estimations du Pentagone, relayées par le Washington Post ce lundi 9 mars. Ce chiffre, colossal, ne couvre que les deux premiers jours de l’opération, baptisée «Epic Fury» (Fureur Epique), et souligne l’ampleur des ressources mobilisées. Cette utilisation rapide d’armements suscite l’inquiétude de certains élus du Congrès, craignant que les stocks américains, déjà limités, ne s’épuisent trop vite.

Malgré ces préoccupations, l’administration Trump assure que l’armée dispose de tous les moyens nécessaires. Sean Parnell, porte-parole du Pentagone, a déclaré que le ministère de la Défense dispose de «tout ce dont il a besoin pour exécuter n'importe quelle mission au moment et à l'endroit choisis par le président et selon n'importe quel calendrier». Pour soutenir cette campagne, l’exécutif prévoit de soumettre au Congrès une demande de budget supplémentaire pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliards de dollars. Une initiative qui devrait toutefois rencontrer l’opposition des démocrates.

Une opération «pratiquement terminée» ?

La durée des opérations reste en outre incertaine. La semaine dernière, Donald Trump évoquait une campagne pouvant durer plus d’un mois. Ce lundi, il a indiqué à CBS News que l’opération était «pratiquement terminée», en raison des lourdes pertes subies par l’armée iranienne.

Sur le terrain, les forces américaines et israéliennes passent progressivement des munitions de précision aux stocks plus abondants de bombes à guidage laser pour poursuivre leur offensive à l’intérieur des terres, après avoir établi leur supériorité aérienne, explique le Washington Post. Selon le Commandement central américain, plus de 5 000 cibles ont été touchées en Iran à l’aide de plus de 2 000 munitions. De son côté, l’Iran a également mobilisé ses armes les plus sophistiquées : des centaines de missiles de croisière Tomahawk et d’intercepteurs de défense aérienne ont été tirés depuis le début du conflit, le 28 février.