Le prix du gaz s'envole. Ce jeudi 19 mars, des frappes contre des infrastructures énergétiques au Moyen-Orient, et en particulier une attaque de l'Iran visant le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié (GNL) du monde, au Qatar, ont fait bondir le prix du gaz européen de 35%. Peu après le début de la cotation à 7h GMT, le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, bondissait de 24,13% à 67,85 euros le mégawattheure, après avoir grimpé jusqu'à 35%.

La compagnie énergétique publique du Qatar a notamment fait état jeudi de «dommages considérables» sur le complexe gazier de Ras Laffan, après de nouvelles attaques de missiles à l'aube sur ce site clé, attisant les craintes pour l'approvisionnement énergétique international. Doha a précisé un peu plus tard que tous les incendies sur ce site étaient «maîtrisés», ajoutant qu'aucun blessé n'est à déplorer et que les opérations de refroidissement et de sécurisation se poursuivent.

Trump menace l'Iran

Donald Trump a menacé de détruire le champ gazier iranien de South Pars en cas de nouvelle attaque de l'Iran contre les installations gazières au Qatar. Une attaque de drone a aussi touché jeudi matin l'une des plus importantes raffineries de la compagnie pétrolière nationale du Koweït, provoquant un incendie dans l'une de ses unités, a indiqué un média d'Etat. Les prix du pétrole grimpent également jeudi, eux aussi suspendus aux développements du conflit au Moyen-Orient, le Brent bondissant notamment de plus de 5%.