Crainte sur les prix. Depuis plus d’une semaine, la guerre sévit au Moyen-Orient, depuis le début de l’intervention américano-israélienne en Iran. Le détroit d'Ormuz est l’un des points chauds du conflit. Un cinquième du pétrole mondial circule par cet endroit plus que stratégique. Le régime de Téhéran menace d’abattre tout navire tentant de le traverser. Résultat : les prix de l’essence s’envolent à la pompe en France.

Selon Philippe Aghion, cette hausse pourrait encore se poursuivre. Invité de la matinale de RTL, lundi 9 mars, le Nobel d’économie s’est montré pessimiste. Selon lui, le blocage du détroit d’Ormuz pourrait entrainer une «reprise de l'inflation et une baisse de la croissance». Pour autant, il tempère : il ne prédit pas un effondrement de l’économie. Et pour cause, il rappelle que la France est «assez résiliente». Et de préciser : «On a des stabilisateurs automatiques.» Concrètement, ils permettent de soutenir aussi bien les PME et la consommation. Ce qui fait dire à l’expert que l’on «se prémunit contre des récessions».

Comment lutter contre l’envolée des prix à la pompe ?

S’agissant de l’envolée des prix du carburant, Philippe Aghion se montre prudent sur la marche à suivre pour stopper l’inflation à la pompe. La question de baisser la TVA ou bloquer les prix se pose. Pas pour le Nobel d’économie. «Je pense qu'il faut toujours prendre son temps», explique-t-il. Pour autant, il l’assure : «Si la guerre se prolonge au-delà de plusieurs semaines et que les prix du baril flambent au-delà de 150 dollars le baril (...) il faudra évidemment prendre ça au sérieux, regarder ce qu'on peut faire, se coordonner avec les autres pays européens.»

Une autre solution discutée est celle de lever les sanctions contre la Russie. Là encore, le Nobel n'est pas d’accord. «Je pense qu’il faut maintenir les sanctions et ce serait un très mauvais signal à envoyer à la Russie», conclut-il.

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