Le CAC 40 grimpe de 0,8%, porté par de nouveaux espoirs de paix pour la guerre avec l'Iran. La veille, l'indice des 40 principales valeurs françaises avait perdu 85,15 points, à 8.173,11 points (-1,03%), après une frappe ponctuelle des Etats-Unis dans le sud de l'Iran. Les performances de la tech, les espoirs de paix et la politique monétaire future de la Banque centrale européenne (BCE) structurent mercredi l'horizon des prises de décisions des investisseurs. Les espoirs en une paix au Moyen-Orient fait quelque peu reculer les prix du pétrole, ce qui profite aux actions. La référence du brut, le Brent de la mer du nord reculait ainsi de 2,94% à 96.95 dollars le baril et le WTI américain, de 3,10% à 90.98 dollars.

Au palmarès des performances du jour, Renault (+4,26%, 29,88 euros) et Stellantis (+3,99%, 7,04 euros) occupent la pole position. Derrière, suivent les quatre valeurs du luxe exposées à la conjoncture mondiale : Kering (+3,46% à 248,05 euros), LVMH première capitalisation du CAC 40(+3,40%, 485,15 euros), Hermès International (+3,29%, 1.649 euros) et L'Oréal (+2,41%, 377,60 euros).

La BCE sous la pression de l'inflation, le CAC 40 vigilant

L'Iran a accusé mardi les Etats-Unis d'avoir violé le cessez-le-feu après des frappes américaines nocturnes dans le sud du pays. Les Gardiens de la Révolution ont cependant estimé mercredi peu probable une reprise de la guerre avec les Etats-Unis, sur fond de tractations diplomatiques, tout en se disant prêts à faire face à une nouvelle attaque. Les marchés sont aussi portés par la dynamique de la tech et de l'intelligence artificielle, leur permettant «d’ignorer les risques», synthétise l'analyste Andreas Lipkow de CMC Markets.

«La guerre en Iran reste sans solution et les prix de l’énergie demeurent élevés. Hier encore, il y a eu de nouveaux affrontements militaires isolés entre les parties en guerre, ce qui montre à quel point la situation au Moyen‑Orient est bloquée et complexe», résume-t-il. Et la remontée de l'inflation provoquée par le conflit met la Banque centrale européenne sous pression. Membre du directoire de la BCE, l'Allemande Isabel Schnabel a ainsi déclaré qu'elle voterait mi-juin pour une hausse des taux, même en cas d'accord de paix au Moyen-Orient.

Accusé de «traite d'êtres humains», les résultats «positifs» de l'audit interne du groupe Accor

Accor progressait de 1,65% à 46,16 euros. Le groupe d'hôtellerie a présenté mercredi les résultats d'un audit interne qui montrent une «absence de défaillances systémiques» ainsi qu'un «décalage entre les allégations et la réalité» après les accusation de traites d'êtres humains ou d'enfant lancées par une société financière en mars.

Sur l'indice élargi du SBF 120, l'entreprise Pluxee (titres restaurant...) reculait de 2,35% à 11,62 euros, après avoir «pris connaissance du dépôt d’une requête par la Fiscalía Nacional Económica (FNE), l'autorité de la concurrence chilienne» pour des pratiques anticoncurentielles présumées dans le pays, selon un communiqué mercredi.