Nouvelle offensive de Donald Trump dans la guerre des taxes. Après l’acier et l’aluminium, le président américain a menacé, ce mercredi 26 mars, de nouveaux droits de douane sur le secteur de l’automobile. Il entend ainsi imposer 25% de droits de douane supplémentaires à «toutes les voitures qui ne sont pas fabriquées aux États-Unis». Une mesure qui devrait entrer en vigueur le 2 avril et qui vise à «faire payer les pays qui font des affaires dans notre pays et prennent notre richesse», a déclaré le dirigeant américain depuis la Maison Blanche.

Invité sur l’antenne de France Inter, ce jeudi, le ministre de l’Economie, Eric Lombard, a fermement condamné cette nouvelle menace venant de Washington. «Il faut mettre fin à cette guerre des tarifs douaniers qui va mettre nos économies en difficulté», a-t-il prévenu. «C’est une très mauvaise nouvelle, et c’est un acte qui est évidemment non coopératif, dans une situation où c’est la coopération qui va nous permettre de régler les problèmes», a estimé le locataire de Bercy.

«Soit on se laisse faire, soit on riposte»

Face à ces «mesures agressives», «la seule solution pour l’Union européenne va être, à son tour, d’augmenter les tarifs douaniers envers les produits américains», a estimé Eric Lombard, précisant que «la liste est en train d’être établie par la commission». «Nous sommes dans une situation où nous sommes agressés, soit on se laisse faire, et dans ces cas cette situation ne s’arrêtera jamais, soit on riposte», a expliqué le ministre de l’Economie.

De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a vivement réagi à ces annonces, alertant sur les conséquences économiques que subiront les consommateurs «tant aux États-Unis que dans l’Union européenne». Washington est en effet le premier client de l'UE en valeur avec près de 25% des exportations européennes de voitures dirigées vers les États-Unis, selon les chiffres de l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA).