«Bercy prépare les esprits à une nouvelle hausse des impôts en 2026» : ce titre, c'est celui d'un article de nos confrères du Monde publié le 3 juin. Sur le plateau de Télé Matin sur France 2 ce jeudi, le journaliste Julien Arnaud a demandé à son invité, Eric Lombard, d'y réagir. Le ministre de l'Economie a été très clair : «Il n'y a pas de guillemets, je n'assume pas cette phrase !» Faut-il donc comprendre qu'il n'y aura pas de hausse d'impôts l'an prochain malgré la volonté du gouvernement de trouver 40 milliards d'euros d'économie pour ficeler le budget de l'Etat ? «Ce n'est pas ce que nous avons en tête» confirme Eric Lombard.

Ce que veut le gouvernement, martèle le ministre, c'est «la stabilité fiscale, la stabilité des prélèvements obligatoires». Et de rappeler : «En France, nous n'avons pas un problème de niveau d'impôt, mais un problème de dépenses publiques», lesquelles s'élèvent en 2025 à 1700 milliards d'euros. Donc, «pas de hausses d'impôts dans le budget 2026 ?» insiste Julien Arnaud. «Il n'y aura pas de hausse d'impôts d'ensemble» répond le ministre.

Verdict dans six semaines

Il reste six semaines au gouvernement pour présenter ses orientations budgétaires, dans un contexte de croissance fragile et de guerre commerciale. Si une hausse d'impôts généralisée est donc manifestement exclue, quid de la TVA sociale dont Emmanuel Macron lui-même semblait parler sans la nommer dans son intervention-fleuve le 13 mai dernier sur TF1 ? «Elle n'a été proposée par personne, s'en défend Eric Lombard, ni par le président de la République, ni par le gouvernement». Emmanuel Macron «a dit que le financement de la Sécurité sociale reposait très largement sur le travail, c'est-à-dire sur les cotisations versées par les entreprises et les salariés. Il y a d'autres supports». On saura (peut-être) lesquels dans six semaines.