Quel est le «plan solide» évoqué par la présidente de la Commission européenne en riposte aux assauts douaniers de Donald Trump ? Elle ne l'a pas précisé lors de sa déclaration le 1er avril devant le Parlement européen à Strasbourg, indique un article de Boursorama. Mais si l'objectif de l'UE est de «parvenir à une solution négociée», Ursula von der Leyen prévient : «Si nécessaire, nous protégerons nos intérêts, nos citoyens et nos entreprises». Et par «nous», il faut bien entendre : l'ensemble des pays de l'UE, la Commission ayant «échangé avec les dirigeants européens» au sujet «des prochaines étapes».

L'UE préfèrerait toutefois négocier une solution, affirme Ursula von der Leyen. Mais l'administration Trump n'y semble pas disposée. Le président américain a mis en place des droits de douane sur l'acier et l'aluminium importés en mars et d'autres, plus élevés, entreront en vigueur jeudi sur les voitures. Donald Trump présentera également des projets de droits de douane dits «réciproques» mercredi. Ces mesures constituent des «taxes sur les consommateurs américains susceptibles d'alimenter l'inflation, prévient la présidente de la Commission, ces surtaxes peuvent aussi rendre plus onéreux les composants achetés par les usines américaines, au risque d'entraîner des pertes d'emplois.»

L'UE fait aussi face à des obstacles internes

Lors de sa prise de parole, Ursula von der Leyen a également estimé que l'UE devait «diversifier ses échanges commerciaux» et faire face aux problématiques internes entravant le commerce transfrontalier. Selon le Fonds monétaire international (FMI), ces difficultés équivalent à des droits de douane de 45% pour l'industrie manufacturière et de 110% pour les services. La Commission présentera, en mai prochain, des propositions visant à supprimer certains obstacles et à en empêcher de nouveaux.

Retrouvez toutes les annonces de Donald Trump sur les droits de douane.