Renault vient de signer un contrat en or avec la direction générale de l’armement (DGA), indiquent L’Usine Nouvelle et BFMTV. Le constructeur français va ainsi fabriquer des drones militaires dans ses usines du Mans (Sarthe) et de Cléon (Seine-Maritime), conçus en partenariat avec l’ETI Turgis & Gaillard, élève modèle dans la défense qui compte près de 400 salariés.

Ces munitions téléopérées à longue portée sont pensées pour des missions d’observation et de renseignement. Elles pourraient ouvrir la voie à un marché d’environ un milliard d’euros sur 10 ans avec la DGA si ce premier contrat donne satisfaction.

Jusqu’à 600 unités par mois

Cette signature n’est pas vraiment une grande surprise. Jean-Dominique Senard, le président du conseil d’administration de Renault, prépare les esprits depuis plusieurs mois au retour de Renault dans l’industrie de la défense. Le groupe explique avoir été «sollicité par le ministère des Armées français» et «invité à mettre son expertise au service du développement d’une filière française de drones».

Renault ne confirme toutefois pas «les sites mentionnés dans les médias au regard de l’avancée du projet et pour respecter». Néanmoins, si le site sarthois est confirmé, l’usine tentera une diversification dans la défense en plus de la fabrication des châssis automobiles. Une fois lancée, la chaine d'assemblage du drone installée dans l'usine Renault du Mans devrait fabriquer jusqu'à 600 unités par mois à l'issue de sa première année d'activité.