Les drones sont massivement utilisés en Ukraine et au Moyen-Orient. Légers, discrets et beaucoup moins chers que les armes de guerre utilisées jusqu’ici, ils font de gros dégâts au sol sans mettre en danger la vie de leurs propres soldats. Alors que les armées développent de nouveaux drones d’attaque, il faut aussi qu’elles s’attellent à mettre au point de nouveaux moyens de défense. Plusieurs pays occidentaux impliqués dans la guerre au Moyen-Orient par des accords, comme la France ou le Royaume-Uni, utilisent des missiles pour lutter contre les drones. Ceux-ci sont extrêmement chers et demandent une certaine précision humaine.

Le gouvernement britannique a donc annoncé avoir commandé «pour plusieurs millions de livres sterling» de «SkyHammer», leur nouvel outil anti-drone. Le ministère britannique de la Défense souhaite accélérer «la conclusion de contrats avec les entreprises britanniques les plus innovantes afin de renforcer rapidement notre appui à nos partenaires du Golfe et d’équiper (leur) propres forces de technologies anti-drones», rapporte Zone Militaire. Les nouveaux missiles intercepteurs devraient être livrés «en quelques semaines». Ils auraient la capacité de «fournir une masse importante et abordable pour protéger l’espace aérien britannique».

L’Occident cherche des méthodes anti-drones

Le Royaume-Uni n’est d’ailleurs pas le seul pays d’Occident à chercher des moyens efficaces et peu chers de lutter contre les drones. Il y a un véritable besoin, notamment contre les drones Shahed, utilisés par l’Iran et la Russie. La France a d’ailleurs envoyé quatre hélicoptères Tigre dans le Golfe pour venir en soutien des avions Rafale. Les hélicoptères vont permettre d’abattre des drones avec des armes moins onéreuses. Des entreprises tentent d’ailleurs de développer des drones anti-drones.