MSP, CDS, CPTS, ZIP ou ZAC… Derrière ces sigles divers se cachent des maisons de santé pluriprofessionnelles, des communautés professionnelles territoriales de santé, des centres de santé, des zones d’intervention prioritaire ou d’action complémentaire. Autant de structures et de dispositifs visant, chacun à leur échelle, à lutter contre la désertification médicale. Mais pour quels résultats sur le terrain ? Dans son rapport public annuel qui sera présenté ce vendredi 10 mars, la Cour des comptes dresse une évaluation plus que mitigée. En cause, une organisation des soins confuse entre l’État et les collectivités territoriales.

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D’un côté, une politique nationale décidée par le Parlement, notamment avec l’adoption des lois de financement de la Sécurité sociale chaque année. Les mesures votées dans ces textes sont ensuite appliquées par le gouvernement qui s’appuie sur deux principaux acteurs : la direction générale de l’offre de soins (DGOS) au sein du ministère de la Santé, puis la caisse nationale de l’Assurance maladie (Cnam). Leurs actions sont déclinées localement par les agences régionales de santé et les caisses primaires d’assurance maladie (CPAM).

De l’autre côté, une politique décidée à l’échelle locale, soutenue, sur la base du volontariat, par les régions, départements, établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) ou communes. Cette superposition des politiques nationales et locales complexifie leur mise en œuvre.

Les succès et les flops des maisons de santé

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