Le docteur Laure Cescon sort la tête de l’eau. Un an que cette médecin généraliste confie ses patients à Dalila Hemaidi, une infirmière en pratique avancée (IPA) qui collabore avec les docteurs d’une maison de santé pluriprofessionnelle dans le 18e arrondissement de Paris. “J’ai de moins en moins de retard sur mes consultations, et même quelques créneaux qui se libèrent”, s’enthousiasme la généraliste, qui fait face à l’accroissement de la demande de soins en Île-de-France.

IPA… Loin des boissons houblonnées servies dans les bars, ce sigle correspond à une nouvelle profession qui joue des coudes pour trouver sa place dans un système de santé à bout de souffle. Dotés d’une formation de deux années supplémentaires suivie en faculté de médecine (niveau master), ces soignants sont en quelque sorte des “super infirmiers”. Avec des compétences élargies.

Dalila Hemaidi est notamment à l’aise avec les patients âgés. “J’ai été formée pendant cinq mois avec un gériatre. Je sais évaluer les fragilités des patients, s’ils sont plutôt dépendants ou robustes”, raconte celle qui cumule 20 ans d’expérience au chevet des patients depuis son premier diplôme d'infirmière diplômée d’État (de niveau bac+3). Alors, le Dr Laure Cescon n’hésite pas à rediriger ses patients vers elle lorsqu’elle l’estime nécessaire. En particulier ceux souffrant de maladies chroniques. “Lorsque je convoque un patient pour contrôler sa tension suite à un changement de traitement, je peux demander à Dalila de s’en charger”, détaille la médecin généraliste.

Une organisation protocolaire

Cette fluidité dans la gestion des prises en charge est permise par un protocole bien ficelé. Chaque semaine, le lundi, Dalida Hemaidi, Laure Cescon et les autres médecins et soignants de la maison de santé se réunissent pour faire le point sur les dossiers des patients suivis. Et pour se tenir informés des signaux d’alerte. “Avec les départs en retraite des médecins dans le 18e, on fait face à une hausse des demandes de visites à domicile, raconte le Dr Laure Cescon. On demande donc à Dalida d’aller sur place pour évaluer les besoins et les ressources médicales. Ensuite, elle nous présente un rapport en précisant le contexte des demandes de prises en charge”.

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