
Avec la mise à l'eau du De Grasse, la France entend franchir une nouvelle étape dans le renouvellement de sa flotte de sous-marins nucléaires d'attaque (SNA). Positionné à Cherbourg, le bâtiment va connaître la première divergence de sa chaufferie nucléaire, avant ses essais à quai puis en mer. Issu du programme Barracuda, le De Grasse succède aux Suffren, Duguay-Trouin et Tourville, déjà livrés. Ces unités remplaceront progressivement les SNA de classe Rubis, en service depuis les années 1980.
Plus discrets, mieux armés et dotés d'innovations technologiques, ces sous-marins incarnent le bond capacitaire voulu par la Défense française. Comme l'indique le site spécialisé armees.com, cette étape industrielle est le fruit d'une collaboration étroite entre la Marine nationale, Naval Group, concepteur du navire, et TechnicAtome, responsable de la partie nucléaire, entourés d'un large réseau de sous-traitants.
Un jalon industriel et militaire majeur
Les essais, étalés sur plusieurs mois, se dérouleront d'abord à quai, avant les navigations d'essai en mer, qui prépareront l'intégration définitive du sous-marin au sein de la flotte. Le commandement du SNA a été confié au capitaine de frégate Owen, 40 ans, originaire de Sèvres, qui dirige depuis mai 2025 l'équipage bleu, premier à bord. Cet effectif sera ensuite complété par un équipage rouge, afin d'assurer la pleine disponibilité opérationnelle du navire. Son arrivée prévue à Toulon, son port-base, en 2026, marquera la fin de la campagne d'essais et l'entrée en service actif du De Grasse.


















