Un second coup dur dans la même semaine. Mardi dernier, Naval Group subissait un camouflet de la part de la marine canadienne, qui écartait l’industriel français de son appel d'offres pour une douzaine de sous-marins. Ce dimanche 31 août, Oslo a poursuivi les mauvaises nouvelles. En effet, le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Store a annoncé avoir retenu la frégate britannique type 26 de BAE Systems pour moderniser la flotte du pays.

Pays frontalier à la Russie, la Norvège se protège. Dans un contexte de tensions croissantes dans les mers bordant l'Arctique, Oslo a ainsi souhaité investir dans son arsenal naval. Et qui de mieux que de miser sur les Britanniques et leur Royal Navy, proches alliés de la Norvège. Le pays compte alors approfondir un partenariat stratégique plus large avec le Royaume-Uni. Le contrat est alors évalué à 8,5 milliards d’euros et les premières livraisons sont attendues en 2030.

Naval Group vise la Suède et le Danemark

Pour équiper sa marine royale, Oslo avait sollicité dès le mois novembre 2024 plusieurs grands pays occidentaux dans la construction maritime militaire, dont les Etats-Unis, la France et l'Allemagne. Du côté du clan français, la déception est donc relative. Ce revers était même plutôt attendu en connaissant les liens forts entre les Anglo-saxons et la Norvège.

Naval Group préfère se concentrer sur les livraisons prochaines des premiers FDI (Frégate de défense et d'intervention) à la France et à la Grèce, les deux premiers clients du bateau. Le constructeur espère placer le FDI en Suède et au Danemark, comme le note Les Echos. «Nous sommes convaincus que la FDI est un navire parfaitement adapté aux missions dans le Grand Nord», défend la direction du groupe.