
Si vous cherchez du travail pendant les vacances, restez sur vos gardes. Une nouvelle arnaque cible les saisonniers sur les réseaux sociaux depuis quelques semaines. Ces derniers partagent ainsi des informations personnelles sur Internet afin d’être connus d’éventuels employeurs. Sauf que, parfois, ce sont des escrocs qui en profitent. Ils ont bien évidemment connaissance de qui cherche du travail et se rendent sur les profils LinkedIn ou les groupes Facebook de saisonniers.
Comme l’explique le Dauphiné Libéré, relayé par Midi Libre, les attaques aux faux DRH se sont donc multipliées dernièrement. Les escrocs proposent tout ce que le travailleur recherche : une fonction attractive, un salaire supérieur à la moyenne du marché ainsi qu’un logement en station à prix cassé. Pour ne pas freiner la victime dans ses démarches, la demande d’argent est présentée comme une «caution logement».
Si vous en êtes victime, déposez plainte
«Depuis le début de cette saison, nous avons eu trois victimes qui se sont fait arnaquer par un pseudo-DRH de notre établissement», affirme au Dauphiné Libéré Florence Carcassonne, gérante d’un hôtel 5 étoiles. Les établissements dont l’identité a été usurpée redoutent que le recrutement ne devienne de plus en plus difficile à l’avenir. Parce que les escrocs, volontairement, ciblent des saisonniers jeunes et sans filet de sécurité. Le recrutement et l’installation se font sans rencontrer l’employeur, ce qui rend la situation plus propice aux arnaques.
La hausse du nombre de cas s’explique par les difficultés pour les autorités de démanteler ces arnaques. «Le travail est très difficile pour les enquêteurs. Les arnaqueurs n’interviennent pas chez nous mais depuis d’autres villes, voire de l’étranger. Nous ne recevons l’alerte que quand l’arnaque nous est notifiée», avoue Xavier Sicot, procureur de la République de Chambéry. Si vous en êtes victime, signalez-la sur la plateforme Pharos et déposez plainte immédiatement.



















