Un élégant smartphone recouvert d’une somptueuse peau d’alligator, doté de boutons en or et agrémenté de diamants, donnant accès à un service de conciergerie haut de gamme, 24 heures sur 24, où que l’on se trouve dans le monde : c’était la promesse de Vertu, marque de téléphone de luxe lancée par Nokia en 1998. Premier prix : 4.100 euros pour le modèle orné de quelques cristaux seulement, et jusqu’à 350.000 euros pour l’appareil aux finitions les plus luxueuses.

Si, au départ, l’entreprise a séduit quelques riches et personnalités, comme Paris Hilton qui ne quittait pas le sien au début des années 2000, elle n’est finalement pas parvenue à s’imposer. Après avoir été revendue par Nokia, la marque a fait faillite puis a disparu en 2017. Il faut dire qu’entre-temps Apple avait sorti son iPhone, un ­smartphone qui est devenu très populaire (2 milliards de téléphones écoulés dans le monde depuis 2007) tout en conservant un positionnement hyper­premium (1.259 euros pour le tout dernier iPhone 13 Pro Max).

Pourquoi une griffe de luxe n’a-­t-elle pas réussi à se faire une place sur le marché du smartphone haut de gamme, alors que ces appareils coûtent aussi cher que les sacs de grandes marques et que leurs utilisateurs les renouvellent au même rythme que leur garde-robe, ou presque ? D’abord parce que les grands noms du luxe ne maîtrisent pas la technologie, que ce soit du côté logiciel ou matériel.

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