C’est une rupture avec la précédente programmation. Pour les 10 ans à venir, la France change du tout au tout sa stratégie énergétique en misant sur le nucléaire pour renforcer son indépendance. Cela peut surprendre puisque le gouvernement envisageait, il y a une dizaine d'années, la fermeture de près d’une quinzaine de réacteurs nucléaires.

Le gouvernement anticipe une "croissance de l'électrification des usages" dans les dix prochaines années. Ainsi, la nouvelle PPE prévoit ainsi "le lancement de la construction de six réacteurs EPR2" et laisse même la possibilité à l’exécutif de décider de lancer la construction de huit autres. Moins polluant que les centrales à charbon mais toujours extrêmement productif et moins controversé que les éoliennes, le nucléaire a donc fini par avoir les faveurs du gouvernement.

L’hydroélectricité signe son grand retour

Ce PPE prévoit également un retour en force de l'hydroélectricité. Une augmentation de 2,8 GW des capacités des barrages est prévue, facilitée par une récente loi adoptée à l'Assemblée nationale. À l’inverse, le gouvernement revoit à la baisse ses ambitions pour l'éolien terrestre et le solaire, tout en confirmant l'éolien en mer. Ce dernier vise 15 GW d'ici 2035, avec un léger décalage pour atteindre 18 GW en 2037.

Au global, cette stratégie énergétique mise sur une électrification accrue pour réduire la dépendance aux énergies fossiles. L'objectif est de passer à 60% d'énergies décarbonées d'ici 2030. En parallèle, le gouvernement encourage l'utilisation de sources d'énergie non-électriques décarbonées, précise RTL, comme le biométhane et l'hydrogène, avec des objectifs ambitieux sur ces dix prochaines années.