
Une défaillance informatique qui coûte cher, très cher, pour 98 000 retraités bénéficiaires d’une pension de l’Agirc-Arrco. L’organisme privé ne leur a pas versé de pension, à tort, depuis janvier 2026. Déjà que les pensions de l'Agirc-Arrco n’avaient pas été revalorisées cette année, faute d'accord entre le patronat et les syndicats, c’est la goutte de trop pour ces retraités.
Entre une migration informatique à l'automne 2025 et des courriers mal compris, comme l’explique SeniorActu, les pensions de près de 100 000 bénéficiaires se sont arrêtées en début d'année. En effet, cette bascule qui devait fluidifier «les regroupements de carrière pour les retraités ayant cotisé dans plusieurs secteurs» a entraîné une vague de demandes de pièces justificatives. Mais si certains publics sont plutôt à l’aise avec l’informatique, ce n’est pas forcément le cas de nos aînés…
Quels sont les profils concernés ?
Ainsi, les démarches administratives dématérialisées n’ont pas été réalisées par de nombreux bénéficiaires. Or, le système a coupé automatiquement les virements face à des dossiers incomplets. Deux types de population étaient visés : les retraités français de l'étranger qui doivent fournir un certificat de vie. Ainsi que les veufs et les veuves qui doivent fournir une attestation de non-remariage.
Mais ce calvaire a trouvé une belle résolution. Sur les 98 000 dossiers concernés, 12 000 ont déjà été identifiés selon Senior Actu. Les 86 000 autres sont en cours d'investigation. Si la caisse de retraite complémentaire compte contacter les personnes lésées, les retraités qui pensent être concernés peuvent le vérifier en consultant leur espace personnel. Résultat des courses, le montant de la facture s'élèverait à 850 millions d'euros pour l'Agirc-Arrco, soit un rattrapage moyen de 8 700 euros par retraité.


















