Un navire de CMA CGM visé. Le porte-conteneurs «San Antonio», propriété de l’armateur français et battant pavillon maltais, a été pris pour cible mardi 5 mai alors qu’il naviguait dans le détroit d’Ormuz. Dans un communiqué transmis à l’AFP et relayé par franceinfo, CMA CGM indique que le navire a fait «l'objet d'une attaque». Le groupe précise également que l’incident a provoqué des «blessés parmi les membres d'équipage» qui ont été «évacués et soignés», ainsi que des «dommages» sur le bâtiment. Selon l’Organisation maritime internationale, huit marins ont été blessés lors de cette attaque.

L’armateur assure suivre la situation de près et rester pleinement mobilisé auprès de l’équipage. D’après franceinfo, l’armée française ne prévoit pas d’intervention dans ce dossier, estimant ne pas être juridiquement habilitée à le faire. Aucun ressortissant français ne se trouvait à bord du navire au moment des faits. Le gouvernement a tenu à préciser que la France n’avait «en aucun cas» été «visée» par cette attaque, selon des propos d’Emmanuel Macron rapportés par la porte-parole du gouvernement.

«La situation reste dangereuse»

«Les tirs qui ont visé hier un bateau CMA CGM montrent de toute évidence que la situation reste dangereuse», a déclaré Maud Bregeon, mercredi lors du compte rendu du Conseil des ministres. La porte-parole a également indiqué que l’équipage était composé de marins philippins, auxquels la France apporte sa «solidarité». L’attaque du «San Antonio» intervient dans un climat particulièrement tendu dans le Golfe.

La veille, Donald Trump avait annoncé le lancement du «Projet liberté», une opération destinée à escorter les navires bloqués dans la zone afin de sécuriser leur passage dans le détroit d’Ormuz. Mais cette mission américaine a finalement été suspendue dès mardi, soit seulement un jour après son lancement. Le président américain souhaite désormais privilégier la voie diplomatique avec l’Iran afin de tenter de mettre un terme au conflit au Moyen-Orient.

Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a affirmé que «de grands progrès» avaient été réalisés dans les discussions en cours et que le «Projet liberté» serait interrompu «pendant une courte période» afin de voir si un accord pouvait «être finalisé et signé».