A la Fonderie Vénissieux, près de Lyon, le thermomètre commence à grimper en cette matinée de juin. Pourtant, les fours ne sont pas encore allumés. Bientôt, ils atteindront une température de 1.500 degrés pour fondre le métal des carters de pont de camion, ces pièces qui font la jonction entre les deux roues de chacun des essieux. Dans ces conditions torrides, il faut à tout prix éviter la surchauffe. De l’eau circule donc en permanence dans les bobines qui font passer le courant électrique. Résultat, la fonderie a consommé 29.000 mètres cubes d’eau en 2021. Elle a décidé de revoir complètement son système de refroidissement pour être plus économe.

«Avant, la fonderie louait l’eau de son voisin Renault Trucks. Il a fallu créer un réseau en circuit fermé, de manière à réutiliser en permanence la même eau dans les fours», nous explique Loïc Lelièvre, gérant de la société Projetech qui a réalisé le projet. Coût des travaux: 750.000 euros. La consommation d’eau devrait être divisée par huit cette année. «Cela va nous permettre de réaliser 32.500 euros d’économie par an», se félicite Emmanuel Menier, le directeur administratif et financier de la fonderie.

Le financement a été assuré à 25% par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, l’un des six établissements publics qui collecte les redevances sur l’eau en France. Elle les redistribue sous forme de subventions qui soutiennent aussi bien la lutte pour la réduction des rejets toxiques que celle contre le gaspillage. « Lorsque nous avions lancé un appel à projets pour les industriels en 2017, nous avions eu peu de réponses. Mais, depuis la sécheresse de 2022, nous avons de plus en plus de demandes », témoigne Laurent Roy, directeur général de l’agence.

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