C’est peut-être bientôt la fin de la «guerre des saucisses». Tout commence en 2020, lorsque le Royaume-Uni sort du marché unique de l’Union européenne avec le Brexit. Un an plus tard, un litige concernant l’exportation de produits alimentaires britanniques vers l’UE prend de l’ampleur et est surnommé «la guerre des saucisses» par le Guardian. Comme le rappelle BFMTV, c’est le Premier ministre britannique de l’époque, Boris Johnson, qui se plaignait alors de la difficulté d’exporter de la viande réfrigérée en Irlande du Nord. membre du Royaume-Uni, celle-ci a tout de même été maintenue dans le marché unique et l’union douanière européenne pour les marchandises.

Le premier ministre britannique a alors fait part de son mécontentement à Emmanuel Macron, lui expliquant que c’était comme interdire la vente de saucisses de Toulouse à Paris. Le président français aurait alors répondu que cette comparaison n’était pas juste puisque Paris et Toulouse «faisaient partie d’une même zone géographique», contrairement à l’Irlande du Nord, «sur une île». Le chef de la diplomatie britannique, Dominic Raab, avait alors rétorqué : «Vous vous imaginez ce que si passerait si on parlait de la Catalogne, de la partie flamande de la Belgique, d'un Land allemand, de l'Italie du Nord, de la Corse pour la France comme de pays différents? Il faut un peu de respect.»

Un accord pour apaiser les tensions

Concernant les importations européennes vers le Royaume-Uni, les Britanniques ont parié sur la confiance, estimant que les produits alimentaires européens répondaient à des normes exigeantes. Mais l’Union européenne a fait un choix différent. Toutes les importations britanniques devaient passer par un contrôle des documents, et 30 % par un contrôle physique. Ce nouvel accord, qui pourrait entrer en vigueur dès l’été 2027, prévoirait «la suppression de toute paperasserie et de tout contrôle physique sur les produits laitiers, le poisson, le fromage, les oeufs et la viande rouge fraiche», selon le Guardian.

Selon le gouvernement britannique, cela permettrait de faciliter l’exportation et de diminuer les coûts en supprimant notamment l’obligation de fournir un certificat vétérinaire (jusqu’à 200 livres, soit 231 euros). Le tout rapporterait jusqu’à 5,1 milliards de livres sterling par an au Royaume-Uni.