
C’était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Reprise par le gouvernement Leornu, c’est Jean-Pierre Farandou qui s’est emparé du dossier. Le ministre du Travail espère un débat au printemps au Parlement à propos du projet de loi sur l’allocation sociale unique, ou unifiée. Il plaide, par ailleurs, pour une adoption «sans 49.3», auprès de nos confrères du Figaro dans un entretien publié vendredi 6 février. «Aujourd’hui, la concertation continue avec les groupes politiques, les associations et les organisations syndicales», explique le ministre.
Le but de cette nouvelle allocation est en fait de réunir celles déjà existantes, comme le RSA, les APL ou la prime d’activité. Elles ne seraient donc plus versées indépendamment les unes des autres, avec des demandes distinctes, mais ensemble. Cela permettrait de lutter contre le taux de non-recours de certaines aides sociales. «En rendant plus simple l'accès aux droits, on peut présumer que davantage de Français les demanderont. Cela représente 500 millions à 1,5 milliard d'euros de plus par an, selon nos estimations», assure Jean-Pierre Farandou.
Une mise en œuvre d’ici trois à quatre ans
Cette réforme devrait «faire sortir 700.000 personnes de la pauvreté à horizon 2030, par une baisse de près d'un point du taux de pauvreté». Mais si elle est bien adoptée par l’Assemblée nationale et par le Sénat, elle ne devrait pas être mise en œuvre avant trois à quatre ans, selon le ministre. Pour le moment, les associations voient ce projet de réforme d’un bon œil, mais craignent tout de même une harmonisation vers le bas.



















