
La branche défense de Safran est connue pour ses moteurs équipant Airbus et Boeing, note BFMTV. Mais l'usine française fabrique aussi une «bombe intelligente» que même la défense américaine nous envie, au point de l'avoir surnommée wonder weapon. Entré en service en 2008 et devenu un équipement clé du Rafale, le système AASM transforme une bombe classique en une munition de précision. Il s’agit d’un kit double, composé d’un module de guidage fixé à l’avant et d’un propulseur à l’arrière, capable de métamorphoser une bombe vieille de conception en arme redoutablement moderne. Résultat : la frappe touche sa cible avec une précision chirurgicale, même sans signal GPS.
Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, l’AASM a particulièrement prouvé son efficacité. À la demande du gouvernement français, Safran a adapté ses bombes aux chasseurs Mig et Sukhoï ukrainiens – en moins de quatre mois, un exploit salué jusqu’à la Direction générale de l'armement (DGA). L'objectif était de remplacer les munitions américaines JDAM, rendues inefficaces par les brouilleurs russes. Grâce à ses gyroscopes de précision, fruit d’un savoir-faire unique, l’AASM permet de frapper juste, même en pleine guerre électronique.
Une production multipliée par quatre depuis l'invasion en Ukraine
La montée en cadence suit : 830 unités produites en 2024, 1 200 prévues cette année. Une production multipliée par quatre depuis l'invasion de l'Ukraine. Et ce n’est pas tout : Safran a également répondu présent face à la menace des drones houthis en mer Rouge. En quatre semaines seulement, l’industriel a équipé des frégates françaises de son système Paseo XLR, permettant d’identifier une cible à 40 km et de la neutraliser à moindre coût. Avec un chiffre d’affaires en hausse de 46 % en deux ans, à 3 milliards d'euros, Safran Electronics & Defense s’impose comme un pilier de la nouvelle économie de guerre. Rendez-vous au salon du Bourget en juin pour découvrir les prochaines innovations de cette valeur sûre française.


















