
Combien sommes-nous en France ? Pour le savoir, comme chaque année, l’Insee a lancé sa grande campagne de recensement qui mobilise du 15 janvier au 7 mars prochain, plusieurs milliers d’agents. Alors qu’il est compliqué - voire même impossible - de comptabiliser les quelque 69 millions de Français en si peu de temps, depuis déjà quelques années, la méthode du recensement a évolué.
Ainsi, comme le rapporte Le Bien Public, le recensement des habitants s’effectue de manière échantillonnée ou «glissante» en fonction de la taille de chaque ville. Par conséquent, pour les villes qui comptent plus de 10 000 habitants, l’Insee se base sur un échantillon de 8% des logements, quand elle procède de façon tournante - les habitants étant recensés intégralement tous les cinq ans - pour toutes les autres, soit près de 35 000 communes.
Différentes dates selon les localisations
Alors que le recensement à Mayotte s’est achevé le 10 janvier dernier, le décompte de l’Insee aura lieu du 15 janvier au 14 février pour les communes de moins de 10 000 habitants situées en France métropolitaine, dans les Antilles et en Guyane et du 29 janvier au 28 février à La Réunion. Quant aux communes les plus grandes, celui-ci aura lieu entre le 15 janvier et le 21 février en métropole, aux Antilles et en Guyane, et du 29 janvier au 7 mars à La Réunion.
Afin de pouvoir connaître précisément combien d’habitants peuplent la France, deux modes de recensement sont prévus : à domicile ou en ligne. Toutes les personnes concernées reçoivent alors un courrier leur permettant d’accéder à un questionnaire à remplir en ligne. Pour les personnes qui ne disposent pas d’accès à Internet ou ne sont pas à l’aise avec les outils informatiques, ce questionnaire peut leur être remis en version papier. Composé d’une trentaine de questions, ce questionnaire s’articule autour de plusieurs grandes parties comme les informations du logement, la composition du logement et une partie plus personnelle.
Une question personnelle au cœur de la polémique
Et c’est bien dans cette dernière partie que se trouve une question personnelle sujette à une vive polémique. En effet, si des questions jugées banales à l’instar de l’âge, de la situation maritale ou de l’activité professionnelle y figurent, la question 7, elle, concerne le lieu de naissance des parents. Ajoutée en 2025, seules huit personnes sur dix y ont répondu l’an passé. Suscitant l’indignation de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), l’association invite d’ailleurs chaque personne à être recensée à ne pas y répondre.
Interrogée face à cette polémique, l’Insee assume de son côté le choix de cette nouvelle question. Pour l’Institut national des statistiques celle-ci doit en effet permettre de rendre compte de la diversité de la population française tout en documentant les questions liées aux mobilités résidentielles, à la ségrégation spatiale ainsi qu'aux inégalités en fonction des origines au niveau de chaque territoire.


















