Shein devait initialement être auditionnée le mardi 18 novembre prochain par une mission d'information parlementaire sur les contrôles des produits importés en France, mais le groupe chinois a fait savoir à franceinfo qu'il ne s’y rendrait pas. Ainsi, «face à ce silence», déploré par le député LR Antoine Vermorel-Marques sur X, la plateforme chinoise est priée de se rendre devant les députés de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire, le 26 novembre.

«C’est une procédure rare qui est utilisée face à une entreprise qui souhaite “travailler avec la France”, mais qui refuse de venir échanger avec ses députés», a écrit le parlementaire dans son post, vendredi 14 novembre. Les députés souhaitaient notamment entendre les dirigeants de la plateforme sur les bénéfices réalisés avec la vente de poupées pédopornographiques.

Shein sous surveillance

«L’entreprise étant actuellement impliquée dans plusieurs procédures en cours, notamment judiciaires, il ne serait pas approprié de participer aux auditions de la mission parlementaire pour le moment», avait déclaré à franceinfo un porte-parole français de Shein dont le groupe «reste pleinement disposée à reprendre les échanges dès que ces éléments auront été suffisamment clarifiés.»

Pour rappel, plusieurs procédures ont été initiées pour faire face au non-respect des normes par des plateformes d’e-commerces étrangères. Au cours d'un contrôle de 200.000 colis issus d’une commande Shein, le 6 novembre dernier, à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, huit articles sur dix s’étaient révélés non conformes. Avec cette actualité récente, il reste désormais à savoir si l’entreprise chinoise optera pour la même décision lors de la convocation à la commission présidée par la députée EPR Sandrine Le Feur.