La queue s’allonge devant le bunker en béton armé du stand de la société Bünkl. C’est l’attraction phare de Survival Expo, le salon du survivalisme qui se tient en ce mois de juin, au Parc floral de Paris. Les visiteurs trépignent d’impatience à l’idée de se retrouver confinés dans ces 15 mètres carrés garantis NRBC, c’est-à-dire résistants aux menaces nucléaire, radiologique, biologique et chimique. Karim Boukarabila, cofondateur de l’entreprise, a vu l’intérêt pour ce type de construction décupler depuis le Covid.

«La demande est alimentée par des événements qui n’ont pas forcément de lien entre eux: le vieillissement du parc nucléaire, le terrorisme ou les explosions au port de Beyrouth», nous explique-t-il. Prix de départ, 100.000 euros tout de même, pour espérer survivre à une catastrophe nucléaire. C’est un nouveau marché, mais de niche. La société Amesis Building International Protect, pionnière dans notre pays depuis 2012, livre 30 à 40 bunkers grand public par an. Des clients qui ne sont pas fous… mais juste angoissés par l’avenir.

© Bünkl SP

La société Bünkl a fait sensation avec son modèle de bunker en béton armé exposé à Survival Expo en juin 2023. L’entreprise a vu le nombre de demandes d’informations exploser lors de la pandémie de Covid et au début de la guerre en Ukraine.

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