
La taxe Zucman, qui prévoit un impôt équivalent à 2% du patrimoine des personnes détenant plus de 100 millions d'euros, soit pour quelque 1.800 foyers, a de nouveau occupé un débat dans les médias. Il s’est déroulé jeudi 25 septembre, à l’antenne de RTL, entre l’économiste de la maison François Lenglet et le président de la Commission des finances de la chambre basse du Parlement, Eric Coquerel. Ce dernier a été interrogé sur cette proposition de taxation et, plutôt que de la soutenir, le député insoumis a élargi le champ des idées pour imposer les plus riches.
«Il faut revenir sur tout ce qui fait que le capital, surtout le capital non investi, coûte trop cher au pays», a d’abord présenté Eric Coquerel, puis a poursuivi : «Il faut revenir sur la flat tax qui est le bouclier social du capital», revenant à un plafond de 30%. Jusque-là, ces idées n’ont pas fait réagir François Lenglet. Mais il a suffi que le mot «dividende» soit prononcé par le parlementaire pour vivifier l’échange.
«Qu’est-ce que vous avez contre la réussite ?»
«Il faut rétablir un ISF en le rendant plus juste et avec une part de climatique et puis il faut aller taxer la part la plus injuste des profits, qui sont les dividendes», a ainsi proposé le président de la commission des finances. Ce à quoi François Lenglet a répondu : «Qu'est-ce que vous avez contre la réussite ? Contre le fait qu'une entreprise progresse, se développe ?»
«Les dividendes ne sont pas forcément la marque d’une réussite», a enchaîné Eric Coquerel, ce qui n’a pas convaincu l’éditorialiste : «La mesure de la réussite dans notre société, c'est l'argent. On peut le regretter, c’est comme cela.» Deux visions se sont opposées et se sont écoutées. François Lenglet était même prêt à ouvrir un nouveau débat sur «ce que l’on appelle une aide publique» pour les entreprises.


















