Pour Nicolas Bouzou, cela fait trois semaines qu’on parle de la taxe Zucman, et c’est déjà trois semaines de trop. L’essayiste n’a pas mâché ses mots, invité chez BFMTV, en parlant des propositions, notamment à gauche, de rétablir l’ISF et d’instaurer la taxe Zucman dans le cadre du budget 2026. Pour l’éditorialiste, augmenter les impôts sur les plus hauts patrimoines en France, c’est déjà fait. «Nous sommes dans un pays dans lequel les riches sont déjà énormément taxés», a-t-il martelé lors de son intervention.

Selon lui, l’idée qui circule depuis la rentrée, concernant le manque de taxation des revenus des hauts patrimoines, est une «fake news». Nicolas Bouzou va même plus loin et déclare que «la France est le pays le plus redistributif au monde», en ajoutant qu’«on a le système fiscal le plus redistributif de tous les pays de l’OCDE». Il regrette en somme que le débat public se soit cristallisé depuis trois semaines autour du sujet.

«On fait fausse route»

Pour lui, la solution à la dette publique et au déficit ne réside en fait pas du tout dans l’instauration de nouveaux impôts et encore moins sur les plus riches. Il reproche notamment au débat public de «tirer des plans sur la comète» en parlant beaucoup de la taxe Zucman, alors que les hauts patrimoines sont, selon lui, déjà très taxés. Et cela n’aiderait pas du tout à trouver les vraies causes des difficultés économiques du pays.

Face aux propositions de l’économiste Gabriel Zucman, qui propose un impôt plancher à 2% sur les hauts patrimoines de plus de 100 millions d’euros, Nicolas Bouzou persiste et signe. Pour lui, c’est un alourdissement inefficace en termes de fiscalité. Il semble donc être en faveur d’autres solutions, plus incitatives d’après lui qu’une nouvelle taxe.