Est-il toujours aussi sûr de prendre l’avion en 2026 ? Les problèmes en série sur certains appareils ces derniers mois et certains crashs peuvent créer le doute, même si ce mode de transport reste le plus sécurisé au monde si on le compare au nombre de décès sur les routes chaque année. Toutefois, selon les chiffres de l’Association internationale du transport aérien (Iata) relayés par Ouest-France, le nombre de décès est reparti à la hausse en 2025, avec en point d’orgue le crash du Boeing d’Air India à Ahmedabad le 12 juin 2025, qui a coûté la vie à 241 personnes.

Au total, en 2025, l’Iata fait état de 394 décès au cours de 51 catastrophes aériennes. C’est donc plus qu’en 2024, où l’Association en recensait 244, même si nous évoquions un chiffre plus proche des 300 décès en février 2025. Mais surtout, ce qui est frappant dans ces chiffres, c’est que le nombre de personnes tuées est en hausse alors que celui d’accidents est en baisse (51 en 2025 contre 54 en 2024). Toutefois, l’année dernière, huit ont été mortels. Pour l’Iata, il s’agit tout de même d’une «année solide en termes de performance de sécurité».

Moins d’accidents qu’il y a quinze ans

En rapportant au nombre de vols, l’Association internationale du transport aérien chiffre le taux d’accidents aériens à 1,32 par million de vols (contre 1,42 par million l’année précédente). En revanche, si on les rapporte à la moyenne quinquennale (2021-2025), les chiffres sont globalement à la hausse, car la moyenne était fixée à 1,27 accident par million de vols. En dehors du crash en Inde, un autre accident a été particulièrement meurtrier : celui résultant de la collision entre un Bombardier CRJ700 de la compagnie PSA (filiale d’American Airlines) et d’un hélicoptère militaire. Bilan : 64 morts.

A noter qu’à Ahmedabad, 19 personnes ont également perdu la vie au sol au moment du crash, tout comme trois militaires aux Etats-Unis se trouvant dans l’hélicoptère militaire et qui n’ont pas été comptabilisés. En revanche, l’Iata tient à mettre en perspective plus globale les accidents, beaucoup moins nombreux qu’il y a dix ou quinze ans, même si, comme nous vous l’évoquions, le pire bilan remonte à 2018, une année noire qui avait vu la mort de 518 personnes.

Parmi les accidents les plus nombreux, on peut citer les sorties de piste, les problèmes de train d’atterrissage ou encore les «tailstrikes» (la queue de l’avion qui percute la piste). Comment expliquer les autres mortels ? Manque de personnel ? Problème technique ? De formation ? Dans le cas du crash du Boeing d’Air India, aucun rapport définitif n’a été délivré pour l’heure. Un problème moteur, mais également des doutes quant au commandant de bord ont été évoqués. Mais les enquêtes sont souvent très longues.

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