Selon des informations du journal italien Corriere della Sera, reprises par Ouest-France, l’enquête sur le crash du Boeing 787 d’Air India survenu le 12 juin 2025 prend un nouveau tournant. Pour rappel, après avoir quitté l’aéroport d’Ahmedabad pour Londres, l’avion s’est écrasé à proximité de la piste, quelques secondes après son décollage. Au total, 241 personnes sont mortes parmi les 242 personnes présentes dans l’appareil, et 19 autres personnes au sol sont également décédées.

Selon des sources issues d’agences aéronautiques occidentales, le Bureau indien d’enquête sur les accidents aériens (AAIB) serait sur le point de révéler que le pilote aurait éteint les moteurs de l’avion de manière délibérée. Depuis quelques semaines maintenant, les enquêteurs ont en effet écarté la piste d’une défaillance de l’engin. Ils sont désormais certains que les interrupteurs de carburant ont été coupés par l’un des membres d’équipage de l’avion. Ces interrupteurs garantissant l’alimentation des deux moteurs, le Bureau indien d’enquête a désormais «la quasi-certitude» qu’il s’agit d’un agissement volontaire.

Les boîtes noires au cœur du revirement de l’enquête

Avant cette nouvelle conclusion, le Bureau d’enquête indien avait d’abord conclu que l’appareil avait été privé de l’alimentation de ses deux moteurs, l’un après l’autre. La boîte noire permet désormais de savoir que la position des interrupteurs de carburant a donc été passée de «run» à «cutoff», c’est-à-dire de marche à coupé, à gauche puis à droite. Par ailleurs, elle permet aussi, grâce aux enregistrements, de savoir qu’un des deux pilotes demande à l’autre «pourquoi as-tu coupé les moteurs», et que le second lui répond «ce n’est pas moi».

Selon les enquêteurs, cet échange pointe vers la responsabilité du commandant de bord, Sumeet Sabharwal, assis à gauche dans le cockpit. Ce dernier semble avoir laissé les commandes à son copilote, plus jeune et totalisant seulement 3 403 heures de vol. Par ailleurs, le commandant de bord souffrait de dépression, selon des informations de médias indiens. Le commandant de bord était décrit comme un «pilote exceptionnel» et avait accumulé plus de 15 000 heures de vol.