
Alors que l’invasion russe en Ukraine a débuté il y a trois ans jour pour jour, ce lundi 24 février, les échanges diplomatiques s’intensifient autour du conflit. Donald Trump veut forcer Volodymyr Zelensky à accepter un accord de paix, tandis que les pays européens, écartés des échanges entre Washington et Moscou, continuent de soutenir Kiev, rapporte Les Échos. L’Union européenne s’apprête d’ailleurs à voter une nouvelle sanction contre Poutine, pour interdire l’importation en Europe d’aluminium russe.
Pour tenter de revenir à la table des négociations, Emmanuel Macron se rend ce lundi à Washington pour entamer des discussions frontales avec son homologue américain. Il compte notamment lui demander de ne pas se montrer faible face au dirigeant russe. Le locataire de l’Élysée sera ensuite suivi du Premier ministre britannique Keir Starmer, qui s'envole pour la Maison-Blanche jeudi. Les États-Unis ont également demandé, cette semaine, que l’ONU se prononce sur leur projet de «fin rapide» du conflit entre l’Ukraine et la Russie, écrit le journal.
La tension monte entre Kiev et Washington
Du côté des Européens, les avis divergent. La Hongrie, dont les autorités ne cachent pas leur position prorusse, ne souhaite plus soutenir l’Ukraine. C’est aussi le cas de Budapest qui refuse la prolongation des sanctions à l’encontre de 2 400 oligarques et organisations russes. De son côté, Trump est de plus en plus virulent vis-à-vis de Volodymyr Zelensky qu’il a notamment qualifié de «dictateur» après le refus de ce dernier de garantir l’accès des entreprises américaines aux minerais stratégiques de son pays, précisent nos confrères.
Les États-Unis auraient ainsi répondu au dirigeant ukrainien en le menaçant de couper ses accès internet via Starlink de SpaceX, l’entreprise d’Elon Musk. Le ministre ukrainien de la Défense a indiqué que Kiev travaille pour trouver d’autres alternatives à Starlink.


















