
Il est très tôt à l’aéroport de Zurich (Suisse), mardi 21 avril, quand les turbines d’un Boeing 737 Max 8 ont retenti. L’appareil s’est posé à 4 h 12, comme le rapporte 20 Minutes. Il arrivait de Bratislava (Slovaquie). Or, les vols ne sont autorisés que jusqu’à 23 h, avec une marge de retard à 23 h 30, et ne reprennent qu’à 6 h le lendemain. Seules quelques exceptions permettent de voler pendant la nuit et nécessitent une autorisation spéciale. L’appareil est reparti deux heures trente plus tard vers Hurghada (Égypte), puis Bujumbura (Burundi).
Quelques détails ont mis les médias locaux sur la piste d’une réponse. Le numéro de vol, TVS470P, indique, avec la dernière lettre «P», qu’il s’agissait d’un trajet à vide entre Bratislava et Zurich. Les webcams de l’aéroport ont également été désactivées pendant l’escale. De plus, l’appareil se trouvait proche d’un centre de détention administrative. Ces nombreux indices ont laissé penser à la piste d’une expulsion au cours de la nuit.
La thèse de l’expulsion confirmée
Cette théorie a rapidement été confirmée par les autorités locales. Le lendemain matin, le conseiller d’État Mario Fehr a assuré qu’il s’agissait d’un «vol spécial à destination du Burundi pour renvoyer dans leur pays d’origine des demandeurs d’asile déboutés». Cela signifie que l’asile a été refusé à des demandeurs. Ceux-ci ne sont pas parvenus à prouver qu’il y avait suffisamment de risque pour eux de retourner dans leur pays d’origine pour justifier de rester en Suisse.



















