
Il existe en France la semaine de 35 heures de travail… Puis il y a les pilotes des avions furtifs B-2 qui ont effectué un vol de 37 heures consécutives dans les airs. Comment ont-ils fait pour réaliser une mission qui a nécessité une concentration extrême dans un climat de guerre ? CNN est revenu sur cet exploit de l’équipage américain qui a occupé ces avions B-2, les seuls capables de transporter les bombes MOP.
Ce fut «l’un des raids aériens les plus longs de l’histoire militaire moderne», a décrit CNN. Sans un seul arrêt, les pilotes ont réalisé un trajet unique dans les airs lors d’une mission inédite baptisée «Midnight Hammer» (signifiant «Marteau de minuit» en français). Elle avait ainsi pour objectif d’anéantir les installations nucléaires iraniennes. Et une des solutions évoquées pour réussir cette mission très endurante : planifier les cycles de sommeil. En effet, comme l’explique Melvin G. Deaile, - colonel de l’armée de l’air à la retraite, qui a piloté un furtif B-2 au cours de sa carrière - les pilotes qualifiés pour ce type de mission marathon «ont été formés sur un simulateur de longue durée pour les aider à planifier leurs cycles de sommeil».
Des stimulants pour tenir la distance
Mais ce n’est pas tout… Le colonel à la retraite, maintenant directeur d’une institution militaire, a détaillé une de ses missions passées, nommée «Operation Enduring Freedom», qui l’a conduit à rester 44 heures dans les airs. Les pilotes étaient aussi munis de pilules pour rester éveillés : des amphétamines, stimulants qui donnent une plus grande confiance en soi et apportent une énergie accrue.
L’ancien militaire a néanmoins souligné que les consignes auraient pu changer en plus de deux décennies par rapport à son expérience personnelle. Il a notamment parlé de sachets pour uriner, bien pratique en plus de 30 heures de vol. Les pilotes disposaient de «piddle packs», des petits sacs absorbants, remplis de litière pour chat, équipés d’un embout. Ces sachets faisaient d’ailleurs l’objet d’un jeu entre Melvin G. Deaile et son binôme : ils passaient leur temps à «calculer la quantité et le poids des sacs qu’ils avaient accumulés». Il faut savoir plaisanter en toutes circonstances.


















