Invité sur LCP mercredi 11 février, sur le plateau de l’émission Chaque voix compte, le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus est revenu sur l’une des mesures phares mises en place dès janvier 2026 : une allocation universelle de 250 euros par mois et par enfant, dès le premier, jusqu’à ses vingt ans. Pour le député, il ne s’agit pas ici d’une nouvelle dépense de l’État, mais bien d’un regroupement d’aides budgétaires préexistantes pour les enfants, afin de rendre le système plus lisible.

Il s’agit aussi d’un changement de logique gouvernementale. Avec ce regroupement d’aides, il n’est plus question d’aider en priorité le troisième enfant dans le cas de familles nombreuses ou de conditionner ces aides aux ressources du ménage. Chaque ménage bénéficiera des mêmes aides pour chaque enfant. Pour le député, il s’agit selon ses calculs de garantir qu’«aucune famille ne soit perdante».

Une réforme plus large qu’une seule allocation

Sur RTL, le député a aussi rappelé que cette mesure de regrouper les aides budgétaires pour les enfants en une seule allocation mensuelle universelle existe dans le contexte d’un rapport parlementaire et d’une série de 36 autres mesures. Avec ce rapport et ces initiatives, Jérémie Patrier-Leitus souhaite une «révolution de la politique familiale». L’objectif est aussi de relancer la natalité française alors que le pays connaît son plus bas niveau de naissances depuis la Seconde Guerre mondiale. «La politique familiale, aujourd’hui, c’est 100 milliards d’euros» rappelle aussi le député, pour qui il est urgent de simplifier les aides, et ainsi de remplacer «une dizaine d’aides budgétaires différentes» par une allocation unique.

Toutefois, le député reconnaît que cette allocation ne résoudra pas la crise de la natalité française à elle seule. En effet, cette crise tient aussi à la crise du logement, et aux conditions d’accueil des jeunes enfants, à la pénurie de modes de garde. Il plaide donc aussi pour «une sorte de plan Marshall» pour la petite enfance, afin de revaloriser les métiers de ce secteur, notamment en crèche. Le parlementaire est même allé jusqu’à évoquer la possibilité d’un prêt à taux zéro pour le logement lors d’une naissance.