
Pour relancer la natalité en France, le gouvernement lance un plan contre l’infertilité. Après des années d’attente, l’exécutif présente enfin son plan national contre l’infertilité, un enjeu qui concerne plus de trois millions de Français. Présenté ce jeudi 5 février, le dispositif vise à mieux informer la population sur le risque de trop attendre et à faciliter l’accès à certaines prises en charge médicales. «Le temps est à l’action», insiste le ministère de la Santé dans un communiqué détaillant une quinzaine de mesures.
Parmi elles, une initiative phare : une lettre sera envoyée à tous les Français à leurs 29 ans, rapporte actu.fr. Selon le ministère, il s’agira d’«une information ciblée, équilibrée et scientifiquement fondée, sur la santé sexuelle et reproductive». «Cette démarche vise à renforcer le pouvoir d’agir des jeunes adultes, sans injonction ni pression sociale, et contiendra donc logiquement des informations sur la santé sexuelle et la contraception. Elle rappellera également que la fertilité est un enjeu partagé entre les femmes et les hommes et que les possibilités d’autoconservation des gamètes existent, sans qu’elles soient une solution miracle», précise le communiqué.
La congélation des ovocytes facilitée
Le message respectera le choix de ne pas avoir d’enfant et comportera aussi des rappels sur la contraception, explique le ministère, l'objectif étant avant tout «d’éviter le 'si j’avais su'». Le plan prévoit également de faciliter l’accès à la congélation des ovocytes, une pratique rendue possible par la loi bioéthique de 2021 mais limitée par les délais d’attente actuels. D’ici 2028, plusieurs dizaines de nouveaux établissements devraient être habilités, y compris dans le secteur privé, tout en garantissant que la procédure reste gratuite et hors «logique marchande».
Le gouvernement entend aussi mieux prendre en charge certains troubles fréquents mais souvent négligés, comme le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et l’endométriose, afin de réduire les causes d’infertilité. Parallèlement, une campagne de communication nationale et un site d’information devraient voir le jour fin 2026 pour sensibiliser largement le public.


















