«Les chefs d'entreprise s'attendent, et nous avec eux, à une croissance de 0,2% à 0,3% sur le premier trimestre», a présenté le gouverneur de la Banque de France, mercredi 11 mars, sur les ondes de RTL. Un résultat qui est «un peu au-dessus de ce que l'on pouvait attendre en début d’année», a-t-il jugé.

Au cours de son enquête mensuelle de conjoncture, tout n'est évidemment pas au beau fixe. Sans trop de surprise, rappelle François Villeroy de Galhau, «la part des réponses aux entreprises venues après le déclenchement du conflit marque une nette remontée de l’incertitude».

Un gouverneur de la Banque de France sur le départ

Un mois après avoir annoncé qu’il souhaitait quitter son poste de gouverneur de la Banque de France - alors que son mandat courait jusqu’en 2027 - François Villeroy de Galhau a été questionné sur les raisons de sa décision. Celle «personnelle» et d’un «homme libre», a-t-il expliqué au micro de RTL.

«Ça fait 11 ans, c'est la plus belle mission que j'ai eu l'honneur d'exercer à l'intérieur du service public. Il se trouve que j'ai reçu un appel à l'automne dernier d'un homme que je respecte profondément, le président de la Fondation des Apprentis d'Auteuil. Il m’a dit “on pense que tu es le meilleur successeur pour cette tâche importante, et j'ai accepté”. C'est pour moi une autre façon de continuer un engagement d'intérêt général», a ainsi expliqué l’ex-banquier de BNP Paribas.