
Si le nom du successeur de François Villeroy de Galhau à la tête de la Banque de France n’est pas encore connu, une chose est sûre : le futur gouverneur de l’institution financière bénéficiera d’un (très) confortable salaire. Le gouverneur actuel a annoncé son départ surprise début juin, soit un an et demi avant la fin prévue de son mandat. L’occasion de se pencher sur sa rémunération, rendue publique depuis 2017 au nom d’une plus grande transparence.
En 2024, sa rémunération totale brute s’est élevée à 310 678 euros, soit environ 26 900 euros par mois. A cela s’ajoute une indemnité logement de 6 399 euros mensuels, imposable, indique BFMTV. Le gouverneur de la Banque de France ne dispose pas d’appartement de fonction. Avec un tel niveau de revenus, il figure parmi les hauts fonctionnaires les mieux rémunérés de France. A titre de comparaison, le président de la République Emmanuel Macron percevait un peu plus de 16 000 euros bruts mensuels début 2024.
Des écarts importants en Europe
En Europe, les rémunérations des patrons de banque centrale varient fortement d’un pays à l’autre. Le président de la Bundesbank a ainsi touché plus de 517 000 euros en 2024. À la Banque nationale de Belgique, le montant dépasse 549 000 euros. Au Royaume-Uni, le gouverneur de la Banque d'Angleterre a perçu l’équivalent d’environ 687 000 euros sur un an. Et en Suisse, la rémunération du président de la banque centrale dépasse le million d’euros.
Du côté de la Banque centrale européenne, sa présidente Christine Lagarde affichait officiellement 466 092 euros en 2024. Mais en incluant divers avantages (logement notamment) et sa rémunération à la Banque des règlements internationaux, son total annuel atteindrait environ 726 000 euros. La comparaison la plus frappante concerne les Etats-Unis. Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, gagne environ 190 000 à 203 000 dollars par an, soit autour de 169 000 euros au taux de change actuel, selon nos confrères. Le gouverneur de la Banque de France perçoit donc près de… 84% de plus que son homologue américain.
Aux Etats-Unis, la rémunération du patron de la Fed est fixée par le Congrès et s’inscrit dans une culture de service public où les salaires des hauts responsables fédéraux sont strictement encadrés. Un contraste marqué avec le Vieux Continent, où chaque Etat fixe librement la rémunération de son banquier central.



















