
La promesse de vente qui liait les Galeries Lafayette et le groupe SGM a touché à sa fin. Une fin qui a fait prendre au dossier BHV Marais une nouvelle tournure, comme l’explique La Tribune. Le groupe SGM a annoncé samedi 20 décembre être entré «en négociations exclusives avec un acteur anglo-saxon», afin de lui céder les murs du bâtiment BHV, dès janvier 2026, selon un communiqué. Mais le nom de ce nouvel investisseur reste inconnu pour l’heure.
Une vente qui suit des conditions préalablement exposées au groupe SGM, selon lesquelles le groupe continuera à assurer l’exploitation du BHV. De son côté, le groupe se dit «heureux de cette nouvelle étape franchie» et assure rester «focalisé sur la finalisation de cette opération».
L’ombre de Shein et un tour de table fragilisé
En fait, le groupe n’a pas réussi à réunir les fonds nécessaires à l’acquisition des murs du BHV, et ce, en raison des turbulences récentes. Pour rappel, depuis octobre 2025 et l'annonce de l'installation de Shein, géant chinois de la mode ultra-éphémère au BHV Marais grâce à un magasin physique, le groupe de Frédéric Merlin est plongé dans la tourmente. Un partenariat qui fait encore aujourd’hui polémique, car la marque est vivement critiquée pour ses pratiques et ses conséquences sur l’environnement et sur les conditions de travail de ses employés notamment.
C’est dans ce contexte que la Banque des territoires s’est retirée des négociations commencées en juin 2025 pour aider la SGM à acquérir le bâtiment, en raison d’une rupture de confiance. Par la suite, Galeries Lafayette a aussi rompu son partenariat avec SGM pour ne pas voir son image associée à Shein. Un partenariat qui portait sur sept magasins de province qui auraient été rebaptisés BHV. Mardi 16 décembre, Anne Hidalgo a accentué la pression en manifestant l’intérêt de la ville de Paris pour l’achat des murs du grand magasin.
















