Alors que l’économie chinoise a dû affronter de forts vents contraires à partir de la crise du Covid-19, où va la Bourse de la deuxième puissance économique mondiale (devenue incontournable parmi les grands marchés actions de la planète) ? La récente visite de Carmignac en Chine a permis au gérant d’actifs d'avoir «une vision claire de l'évolution du paysage économique et des investissements dans le pays», relève Naomi Waistell, cogérante du fonds Carmignac Emergents et gérante du fonds Carmignac China New Economy (un Opcvm permettant d’investir sur les actions des sociétés cotées en Bourse de la nouvelle économie chinoise bénéficiant de la transition économique et des réformes de long terme).

Le climat des affaires s'est amélioré depuis septembre 2024, à la suite d'annonces politiques importantes de la Chine visant à lutter contre la déflation et le ralentissement économique. Cependant, «ce qui était alors présenté comme le moment où la Chine était prête à «tout faire», s'est transformé en «il faut faire plus». Si ces mesures ont initialement stimulé le moral, il existe désormais un décalage entre les attentes à court terme du marché actions, qui espère davantage de mesures de relance de l’économie chinoise, et la position prudente et réactive du gouvernement central», relève la gérante. Les administrations locales, contraintes par un endettement élevé, peinent à mettre pleinement en œuvre les politiques du gouvernement central, ce qui crée des goulets d'étranglement et une reprise inégale.

La forte croissance économique de la Chine semble derrière nous, les problèmes liés à la demande restent critiques

L'époque de la forte croissance économique de la Chine, tirée par le boom immobilier, est révolue, et un retour rapide à ce cercle vertueux est peu probable. «Le second semestre 2025 pourrait être encore plus difficile avant que la situation ne s'améliore, car la croissance des exportations a été stimulée en début d'année (le taux de croissance des exportations chinoises a fortement augmenté en avril, atteignant 8,1%), et un ralentissement des exportations est attendu au second semestre, ce qui mettra encore plus à mal cette économie fortement dépendante des exportations», souligne Naomi Waistell.

Les problèmes liés à la demande restent critiques : il est nécessaire d'augmenter le niveau des revenus de la population, d'améliorer la protection sociale et de réformer l'emploi et le système Hukou pour relancer la consommation, mais les progrès sont lents. «La confiance des consommateurs est faible, avec une surcapacité dans le secteur manufacturier et une reprise à deux vitesses qui se dessine : les villes de premier rang se redressent plus rapidement, tandis que les villes de second rang sont à la traîne, ce qui complique le programme de prospérité commune», indique la gérante.

La Chine rattrape rapidement son retard technologique

Malgré ce contexte morose, deux tendances positives se dégagent pour la Chine. Premièrement, le gouvernement accorde une importance croissante à la science et à la technologie, et la percée de DeepSeek renforce cette volonté. «Même si les États-Unis restent en tête dans la course à l'intelligence artificielle et au développement des robots humanoïdes les plus avancés, la Chine rattrape rapidement son retard et la diversification des applications grand public en Chine devrait stimuler les marchés», fait valoir la gérante.

Deuxièmement, le marché actions de Hong Kong connaît une renaissance, «grâce à des efforts concertés et à des réformes visant à attirer les capitaux internationaux par le biais d'introductions en Bourse d'entreprises innovantes», ajoute-t-elle. Les gains importants enregistrés à court terme ont entraîné une réduction de la prime A-H typique (mesure de la valorisation relative des actions A nationales par rapport aux actions H cotées à Hong Kong). «À 33% actuellement, contre 42 % il y a quelques mois, la prime est conforme à la moyenne sur 10 ans, mais bien plus favorable que ce que nous avons observé ces dernières années», souligne Naomi Waistell.

Des opportunités en Bourse sur les actions chinoises de facilitateurs de l'IA, de l'économie de l'expérience, du bien-être, de la mobilité du futur…

Les tensions entre les États-Unis et la Chine persistent, mais une rupture totale des relations semble très improbable. «Au contraire, les droits de douane et le protectionnisme ont alimenté le nationalisme et la fierté envers les marques nationales chinoises, modifiant les attitudes des consommateurs et soutenant la demande intérieure. Les marchés actions chinois ont rebondi, mais la sélectivité est cruciale, car certaines valorisations semblent quelque peu tendues», juge la gérante.

D'un point de vue investissement, Carmignac dit voir des opportunités dans les facilitateurs de l'IA, l'économie de l'expérience, le bien-être, la mobilité du futur, l'éducation et les titres High Yield (à haut rendement) résilients qui ont des politiques favorables aux actionnaires et offrent des dividendes et des rachats attractifs. «La stabilité, plutôt que la croissance rapide, devrait caractériser les perspectives de la Chine, les réformes de la politique intérieure et des marchés de capitaux étant les principaux moteurs des prix des actifs et des rendements des actions à l'avenir», estime Naomi Waistell.

Pour acheter des actions chinoises de façon simple et diversifiée, outre le fonds Carmignac China New Economy et d’autres Opcvm classiques dédiés aux actions chinoises, il est aussi possible d’investir via des ETF (ou trackers, fonds de réplication d’indices actions), tels que le Amundi PEA Chine (MSCI China) Screened UCITS ETF (de code ISIN FR0011871078), entre autres. Découvrez dans Trackers, la nouvelle lettre d’investissement de Capital (en partenariat avec FranceBourse) dédiée à l’achat ETF, nos idées d’investissement sur des thématiques porteuses. Achetez vos ETF au bon moment avec Trackers. Et profitez de nos offres de lancement. Pour rejoindre notre communauté d’investisseurs, il suffit de cliquer sur le lien ci-après.