
La Bourse de Paris a ouvert en légère hausse ce lundi 27 avril, prudente face à l'incertitude au Moyen-Orient, avant une semaine riche en termes de décisions de politique monétaire. Vers 9h30 (heure de Paris), dans les premiers échanges, le CAC 40 grappillait 0,14%, à 8 168,84 points, en hausse de 11,02 points. Vendredi, l'indice vedette parisien avait perdu 69,50 points (-0,84%), à 8 175,82 points. «Les pourparlers en vue d'une paix» au Moyen-Orient «sont dans l'impasse», même si les marchés «espèrent de plus en plus qu'un accord peut être trouvé», résume Kathleen Brooks, analyste pour XTB.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan, après son arrivée en Russie où il doit rencontrer le président Vladimir Poutine. Samedi, le président américain Donald Trump avait annulé le déplacement prévu au Pakistan de son gendre Jared Kushner et de son envoyé spécial Steve Witkoff, en disant qu'il n'allait «plus faire» de négociations directes avec l'Iran.
La Bourse dans l'attente des réunions de la Fed et de la BCE
Dans ce contexte incertain, les prix du pétrole grimpent à nouveau. Vers 9h20, le cours du baril de West Texas Intermediate (WTI) référence du marché américain, prenait 2,20% à 96,48 dollars. Le baril de Brent de la mer du Nord, référence du marché mondial, gonflait de 2,33% à 107,78 dollars. Le détroit d'Ormuz fait en effet toujours l'objet d'un double blocus iranien et américain, qui y paralyse de facto le trafic dans ce passage stratégique où transitent d'ordinaire 20% du brut mondial.
Mis à part la situation au Moyen-Orient, «une grosse semaine nous attend», résument les analystes de Natixis. Les investisseurs devront d'abord décortiquer une série de réunions de politique monétaire, avec notamment celle de la Réserve Fédérale américaine (Fed) mercredi, avant la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque d'Angleterre, jeudi. Confrontées à un regain d'inflation en raison de la flambée des prix du pétrole, les institutions monétaires devraient toutefois temporiser, sans toucher à leurs taux directeurs, le temps d'évaluer le caractère durable de ce mouvement de hausse des prix. Les taux d'intérêt des emprunts souverains étaient, dans ce contexte, en légère hausse : le rendement à échéance dix ans français atteignait 3,66%, contre 3,63% vendredi en clôture. Son équivalent allemand était à 3,01%, contre 2,99%.
Forvia chute en Bourse
L'équipementier automobile français Forvia, en difficulté depuis plusieurs années, a annoncé lundi la vente de sa division d'aménagements intérieurs (planches de bord, panneaux de porte…) au gestionnaire d'actifs américain Apollo, pour une valorisation de 1,82 milliard d'euros. Cette vente, qui devrait lui permettre de réduire sa dette, concerne «l'ensemble du champ d'activité» de la division d'aménagements intérieurs de Forvia, a précisé Martin Fischer, directeur général du groupe lors d'un appel téléphonique avec des journalistes. Après cette annonce, son titre prenait 1,28% à 10,31 euros.












