
Situation confuse au Moyen-Orient… qui renforce les craintes sur le marché du pétrole. En pourparlers à Islamabad (Pakistan), Américains et Iraniens ne sont pas parvenus à tomber d’accord pour mettre fin au conflit dans la région. Pourtant, selon le ministre des Affaires étrangères iranien, l’Iran et les Etats-Unis étaient à «deux doigts» de parvenir à un accord. Résultat, dimanche 12 avril, Donald Trump a annoncé un «processus de blocus de tous les navires tentant d’entrer ou de sortir du détroit d’Ormuz», même si tous les navires ne partant pas ou ne se dirigeant pas vers l’Iran ne seraient pas concernés.
Si ces manœuvres ont été jugées «ridicules» par la marine iranienne, le baril de pétrole américain s’est de nouveau affolé après avoir baissé en fin de semaine dernière. Comme l’a repéré BFM, les deux valeurs standard du marché ont de nouveau bondi à plus de 100 dollars dimanche soir, le baril de West Texas Intermediate (WTI) de 8,6% à environ 104,9 dollars. Quant au baril de Brent de la mer du Nord, il s'échangeait à la même heure autour de 102,5 dollars (+7,7%). Si le blocus n’a pas encore commencé (il est prévu pour ce lundi 13 avril dans l’après-midi), le marché s’inquiète de nouveau.
Le prix du pétrole devrait rester «soutenu»
Une mauvaise nouvelle pour les prix à la pompe ? Alors que l’espoir était de mise en marge des négociations, les tarifs des carburants avaient quelque peu reflué, sans pour autant retomber. Avec cette nouvelle envolée du prix du baril, la crainte de nouveaux «dégâts économiques» se fait déjà ressentir. «Nous entamons une nouvelle semaine sur fond d'escalade du conflit», souligne Kathleen Brooks, analyste de XTB, auprès du site Prixdubaril.com.
Elle ajoute que «la perspective d'une reprise des combats pourrait perturber les marchés et faire grimper les prix du pétrole». De son côté, Charu Chanana, de Saxo Markets observe que «même sans reprise totale des hostilités, le prix du brut devrait rester soutenu tant que le détroit demeurera un point de tension». L’analyse ajoute que «l'échec des négociations est préjudiciable aux marchés, car il annule une partie des bénéfices (de la récente trêve)».
Toutefois, comme la diplomatie n’est «pas totalement abandonnée, on n'observe pas automatiquement un retour aux niveaux de panique les plus extrêmes atteints». Pour rappel, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), a indiqué que le «blocus sera appliqué de manière impartiale à l'encontre des navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens, y compris des ports iraniens situés dans le golfe d'Arabie et dans le golfe d'Oman».



















