
1- Les bâtonnets, stars des ventes
Les Français sont fans de glace. Le marché pèse environ 2,5 milliards d’euros, 60% des ventes étant réalisées en magasins, 40% dans les autres circuits comme les stations-service, les cinémas, les parcs de loisirs ou encore la restauration et les cafés. En grande distribution, les bâtonnets constituent plus d’un quart des ventes devant les cônes, les bacs et les pots. Et la référence la plus vendue y est le Magnum Amande, un best-seller du groupe TMICC.
2- Une «nouvelle» société productrice du Magnum
L’an dernier, le géant anglonéerlandais Unilever s’est séparé de sa division crèmes glacées en l’introduisant en Bourse. Désormais, il détient moins de 20% de cette entité devenue indépendante sous le nom de TMICC (The Magnum Ice Cream Company) et basée à Amsterdam. Celle-ci a logiquement conservé les marques (Magnum, Carte d’Or, Cornetto…) et les sites industriels (12 rien qu’en Europe) dont Saint-Dizier, en Haute-Marne.
3- L’ex-usine Miko au coeur du process
Tombée dans l’escarcelle d’Unilever en 1994 lors du rachat de la célèbre marque Miko, l’usine entièrement automatisée de Saint-Dizier (200 salariés) produit la majorité des glaces Magnum achetées en France, surtout les parfums historiques (vanille, amande, chocolat blanc). Les sites italien et allemand peuvent également fournir l’Hexagone, notamment pour d’autres saveurs ou des formats spécifiques, plus contraignants en matière de production.
4- Plusieurs phases d’activité dans l’année
Même si la consommation a tendance à se désaisonnaliser, 70% des ventes sont encore réalisées entre mai et septembre. Pour faire face à cette demande, l’usine française tourne en trois-huit, sept jours sur sept, entre janvier et la rentrée. La fabrication est ensuite stoppée jusqu’en décembre, pour la maintenance puis le lancement en préproduction des innovations prévues pour l’année suivante.
5- Trois heures pour fabriquer une glace
La recette débute par le mélange chauffé des ingrédients (lait, sucre, vanille...). La crème est ensuite homogénéisée en passant dans des mini-grilles pour réduire les particules de gras, puis pasteurisée à 90 °C et très vite refroidie à 4 °C au contact de l’eau glacée. Vient alors l’étape de la surgélation dans un freezer à – 5 °C, avec un apport d’air pour lui donner sa texture, la mise en forme via un bec verseur dans un moule, l’ajout du bâtonnet, et une autre congélation à – 35 °C. L’Esquimau gelé est ensuite trempé dans un bain de chocolat liquide chaud. C’est le choc des températures qui permet d’obtenir ce nappage craquant si réputé.
6- Deux circuits logistiques
Une fois emballés, les Magnum sont mis en boîte puis placés sur des palettes prêtes à l’expédition. Pour la grande distribution, TMICC s’occupe de la livraison jusqu’aux entrepôts des enseignes, qui assurent ensuite les envois dans leurs différents magasins. Pour les autres circuits, des prestataires spécialisés (Relais d’Or...) se chargent de l’ensemble de cette partie logistique.
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