Article sponsorisé par Galeon

Galeon fait un choix audacieux en finançant son développement par une campagne d’obligations publiques. Pourquoi ce choix ?

Le système de santé vit une crise structurelle : les hôpitaux sont sous tension, les budgets gelés, les soignants épuisés. Et surtout, les outils numériques hospitaliers datent d’une autre époque : ils fragmentent les données, qui deviennent inexploitables à la fois pour le soin et pour la recherche.

Il a fallu plus de dix ans de R&D pour bâtir ce que nous appelons un dossier national de santé Galeon : une architecture unifiée, sécurisée et interopérable, capable de comprendre et de structurer la donnée médicale en profondeur.

Nous travaillons sur des cycles longs, dans un environnement sensible.

Le financement participatif par obligations publiques, avec un rendement attractif, nous permet de préserver notre indépendance stratégique face aux géants du numérique. C’est un investissement de conviction, ouvert à partir de 200 euros, qui associe des citoyens convaincus que la santé est un bien commun et que sa transformation peut être portée par tous.

Galeon a totalement repensé la gestion de la donnée médicale avec, notamment, une approche IA native. Les éditeurs traditionnels ont-ils perdu leur pertinence ?

La donnée hospitalière est une ressource critique : elle appartient au patient, mais sa valeur scientifique et économique est immense dès lors qu’elle est correctement structurée. Or les logiciels hospitaliers actuels ne sont pas conçus spécifiquement pour des environnements médicaux mais ils reposent sur des technologies datées des années 90-2000. Il est plus que temps de doter nos hôpitaux d’outils performants et adaptés à une pratique médicale fluide, coordonnée.

C’est là que Galeon a pris une avance décisive : nous avons entièrement repensé la façon dont la donnée est organisée. Je suis moi-même médecin anesthésiste. Galeon reproduit en version numérique le regard global du médecin qui reçoit son patient. Plutôt que de classer les informations par service ou spécialité, nous avons créé une plateforme centrée sur le patient. Elle réunit en un seul dossier l’ensemble des données de santé, - biologiques, administratives, imageries, prescriptions, comptes rendus -, et les rend lisibles et exploitables pour l’humain comme pour l’IA.

Cette approche “IA native” fait de chaque donnée un élément structuré, interopérable et immédiatement mobilisable par des algorithmes d’aide au diagnostic ou à la décision médicale.

Toutes les données sont hébergées en France, sur des serveurs redondants à la sécurité équivalente à celle des grandes banques en ligne. Galeon a d’ailleurs obtenu deux Innovation Awards au CES 2024 pour ses performances en cybersécurité. De récentes attaques informatiques ont confirmé la robustesse de nos systèmes : aucune donnée hébergée par Galeon n’a été compromise, quand d’autres éditeurs ont été durement touchés.

Sur le terrain, qu’est-ce que votre solution change concrètement dans un hôpital ?

Aujourd’hui, dix-huit hôpitaux utilisent déjà notre plateforme, soit plus de 3 millions de dossiers patients structurés et 10 000 soignants utilisateurs. L’hôpital Saint-Joseph à Marseille va être le premier à déployer Galeon sur l’ensemble de sa structure après avoir testé notre solution sur certains services.

La plateforme agrège et organise tout l’historique médical du patient : prescriptions, diagnostics, parcours de soins. Elle intègre des outils d’intelligence artificielle, comme la reconnaissance vocale, la traduction automatique d’ordonnances, ou encore l’analyse prédictive des complications.

Ce n’est pas un gadget. Aujourd’hui, 40 à 50 % du temps médical est absorbé par l’administratif. C’est une aberration, surtout en période de pénurie de médecins. Galeon permet de réduire cette charge invisible, de fluidifier la coordination entre services et entre établissements, d’assister les praticiens pour éviter des erreurs ou des délais de prise en charge, et d’offrir une vision continue du parcours du patient. Les soignants retrouvent du temps, et du sens.

Comment les modules d’IA intégrés à Galeon peuvent-ils améliorer le système de santé ?

L’IA est une brique fonctionnelle de notre plateforme. Galeon intègre par exemple le seul logiciel hospitalier certifié par la HAS pour la prescription médicale. Cet outil vérifie en temps réel les posologies, la compatibilité des traitements, et alerte sur les erreurs potentielles.

Un autre module analyse les biomarqueurs issus du dossier patient et signale précocement les risques infectieux ou les complications postopératoires. L’intérêt est qu’en se nourrissant de données massives et comparatives, l’IA apprend à détecter les signaux faibles bien avant qu’ils ne deviennent critiques.

Cette approche fait émerger une médecine fondée sur la donnée plutôt que sur des études isolées. Aujourd’hui, comme a pu le rappeler la revue Nature*, près de 50 % des publications médicales présenteraient des biais ou des résultats partiels. L’IA permet d’élargir la base de preuves et d’objectiver la décision médicale, sans remplacer le regard du clinicien.

Certains craignent une “déshumanisation” du soin. Comment répondez-vous à ces inquiétudes ?

C’est une inquiétude légitime, mais largement infondée : c’est le fonctionnement actuel de la médecine qui est déshumanisant pour les patients et les médecins, pour le personnel hospitalier en souffrance. Il est urgent de donner aux soignants un outil qui leur permette de faire correctement leur travail sans les surcharger de tâches administratives redondantes ni les insécuriser avec des accès limités à des informations partielles. Un patient aujourd’hui peut se voir prescrire un médicament que son organisme ne supporte pas, simplement parce que l’information n’est pas suffisamment partagée ! Galeon est un outil conçu par des soignants pour des soignants pour restituer ce temps confisqué à ce qui compte : l’écoute, l’accompagnement, la relation de soin.

Quelles sont vos ambitions pour les prochaines années ?

Nous voulons faire de Galeon le socle européen de la santé numérique. Après la France, nous ouvrons nos premiers déploiements en Suisse, en Belgique et au Luxembourg. Nous disposons d’une plateforme solide, d’un modèle éthique et souverain qui séduit de plus en plus d’établissements. Notre priorité reste inchangée : rendre 100 % des données hospitalières exploitables, sécurisées et utiles, tant pour le soin que pour la recherche.

* www.nature.com/articles/533452a

La rédaction n'a pas participé à la réalisation de cet article