Une partie de Jenga à taille humaine se joue entre Aurélie et son mari Huy, dans les bras duquel la jeune femme a déjà empilé huit coffrets de jouets Sylvanian Families. Il en reste quatre à caser avant de retourner voir les porte-clés, commercialisés pour la première fois en France à l'occasion du salon Japan Expo, à Villepinte (93). «Aujourd’hui, je vais atteindre facilement les 400 ou 500 euros de dépenses en Sylvanian», prédit cette gestionnaire comptable. Autant d’achats qui rejoindront la pièce qu’elle leur consacre dans son appartement parisien, notamment l’édition limitée de la fille Lapin Chocolat, sortie en juillet pour le quarantième anniversaire de la marque, et qui sera sans doute un des hits de ce Noël.

A 38 ans, Aurélie continue de compléter sa collection, commencée quand elle était enfant. Et à faire le bonheur de cette marque de jouets, qui mise, comme le reste du secteur, de plus en plus sur ces «kidultes». Chez Epoch, la maison mère des Sylvanian Families, ces grands enfants pèsent déjà 18% de ses acheteurs. «Le phénomène est tellement puissant au Japon, aux Etats-Unis et en Europe, que nous estimons pouvoir croître à nouveau de 10% cette année», confiait à Capital Michihiro Maeda, président de l'entreprise, en juillet dernier, peu avant son décès soudain, le 1er septembre. Si ses prévisions se réalisent, Epoch aura vu son chiffre d'affaires bondir de 50% en dix ans, à près de 320 millions en 2025 (dont 60%, environ, pour les seules Sylvanian Families).

© Epoch
La suite est réservée aux abonnés
Offre spéciale -30% avec le code HIVER26
  • Accès à tous nos articles pour comprendre l’économie
  • Des conseils pratiques et solutions concrètes pour gérer vos finances
  • Lecture immersive, publicité limitée
  • Sans engagement