La reprise du groupe doit être tranchée le 20 mars par le tribunal du commerce de Lille. D’ici cette décision, un plan de sauvegarde de l’emploi tablant sur un peu plus de 700 suppressions d’emplois a été validé par les syndicats d'Arc France ce lundi 9 mars.

Timothée Durand, unique candidat à la reprise d'Arc France et petit-fils d’un dirigeant emblématique du fabricant de produits en verre, misait sur près de 800 suppressions de postes parmi les 3 500 salariés sur le site d’Arques, dans le Pas-de-Calais. Après des négociations, le PSE signé par les organisations syndicales et voté lors d'un Comité social d'entreprise (CSE) comprend donc près de 100 suppressions d'emplois en moins.

Le plan social débuterait «d’ici la fin mars»

Parmi les 704 suppressions de postes, cela comprend des départs volontaires (près de 380) et des licenciements, rapportent les syndicats interrogés par l'AFP. Pour Frédéric Specque, délégué syndical CGT, ce PSE est «quand même une avancée» : «Le peu qu'on a pu obtenir, on l'a obtenu». Une aide au départ d'environ 5.000 euros par salarié a été négociée, en plus des obligations légales. Les premiers salariés pourraient quitter Arc dans les prochaines semaines, car le plan social devrait commencer à être déployé «d'ici fin mars», a indiqué Timothée Durand.

Le ministre délégué à l'Industrie, Sébastien Martin, a jugé, sur le Public Sénat, l'offre de Timothée Durand «crédible, sérieuse et financée», ajoutant espérer que les suppressions d'emplois puissent «redonner des perspectives pour l'avenir» à l'entreprise. Aujourd’hui, en plus de son principal site du Pas-de-Calais, le groupe bicentenaire compte trois usines à l'étranger, aux États-Unis, en Chine et aux Émirats arabes unis, employant un total de 5 700 salariés dans le monde.