
Dassault Aviation a du succès en Asie. Si l’Inde est un partenaire privilégié ces dernières années, le groupe français a aussi vendu plusieurs Rafale dès 2022 à l’Indonésie. Une première commande de six Rafale vient d’ailleurs d’être livrée, mais au total, l’Indonésie a commandé 42 avions de combat. Lors de la tournée d’Emmanuel Macron en Asie du Sud-Est en juin 2025, le pays s’était même engagé à acheter des «Rafale supplémentaires» à Dassault Aviation, une décision saluée par le PDG du groupe, Eric Trappier.
Une volonté réitérée ce lundi 18 mai par le président indonésien Prabowo Subianto, rapporte BFM. «Nous devons continuer d'améliorer nos capacités de défense afin de servir de moyen de dissuasion», a-t-il lancé, et d’ajouter : «Nous n'avons d'autres intérêts que la protection de notre propre territoire.» En marge de l’inspection du matériel livré, à savoir les six Rafale, quatre Falcon 8X (Dassault) et un Airbus A400M Atlas, le président indonésien a souligné que dans un «paysage géopolitique mondial empreint d'incertitude (…) la défense constitue un préalable fondamental à la stabilité».
Des finances publiques en délicatesse ?
Dans la foulée, le porte-parole du ministère de la Défense, Rico Ricardo Sirait, a confirmé que ces investissements en matière de défense étaient indispensables afin de préserver la souveraineté de la nation. Une manière de répondre aux critiques concernant les coûts de ces investissements. Car comme le rappelle BFM, le contrat total, portant sur ces 42 Rafale, s’élève à 8,1 milliards de dollars. Or, les finances publiques du pays inquiètent, plombées par la guerre au Moyen-Orient. Mais des analystes doutent d’une sortie du pays des accords signés depuis 2022.
En dehors des Rafale, l’Indonésie a commandé en 2023 13 radars militaires longue portée au groupe Thales, puis deux ans plus tard, deux sous-marins Scorpène à Naval Group (livraison prévue en 2031). Son armée détient également 55 canons Caesar, achetés en deux commandes en 2012 et en 2017. Lors d’une rencontre à Paris avec Emmanuel Macron en avril dernier, le président du pays, Prabowo Subianto, de nouvelles discussions se sont tenues.
D’après un communiqué du gouvernement indonésien, les deux chefs d’Etat ont parlé de «l'acquisition d'équipements de défense et du renforcement de l'industrie de la défense». Il y a un an, Paris avait concédé vouloir se positionner en partenaire «fiable» et «respectueux» de la «souveraineté» et de l'«indépendance» de ces États dans une région «prise entre les États-Unis et la Chine».












