
Des sous-marins français bientôt dans les eaux argentines ? C’est ce qu’a laissé entendre le président argentin, Javier Milei, jeudi 6 novembre, explique le site spécialisé Armées. En effet, le président argentin a annoncé être entré en négociations avec la France pour l’achat de sous-marins et de navires de patrouille. «Nous entretenons d'excellentes relations avec la France. Nous achetons des sous-marins et des navires de patrouille côtière. Nous avons donc d'excellentes relations avec la France», a laissé entendre sur Public Sénat l’homme d’Etat après son succès lors des législatives locales.
Selon La Tribune, l’Argentine miserait sur les sous-marins Scorpène de Naval Group, qui ont remporté une dure bataille face à l’Allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS). D’après les informations de nos confrères, les sous-marins viendraient moderniser l’Armada Argentina. Quant aux navires de patrouille, ils viendraient renforcer la flotte de la Prefectura Naval, responsable de la surveillance des côtes. Si cet accord semble être une bonne nouvelle pour Naval Group, reste à savoir comment l’Argentine pourra financer ces commandes, dont les détails n’ont d’ailleurs pas été dévoilés.
Un contrat à plus de deux milliards ?
D’après les informations de La Tribune, l’Argentine avait déjà signé une lettre d’intention avec la France l’année dernière portant sur le possible achat de trois Scorpène. Coût évoqué : 2,3 milliards d’euros. D’après le site Armées, Javier Milei aurait laissé entendre que le paiement se ferait à la livraison, un schéma décrit comme «rarissime» dans le secteur. En ce qui concerne les patrouilleurs, l’Argentine aurait également choisi il y a un an l'entreprise française Kership (filiale de Piriou et Naval Group), pour la construction de quatre OPV (classe Gowind).
Toutefois, là encore, rien n’avait été signé. Javier Milei semble décidé à continuer à vouloir collaborer avec la France, «un des pays qui investit le plus» sur son sol et avec qui il existe «une relation qui fonctionne très bien». Le sujet est d’autant plus important que l’Argentine n’a plus aucun sous-marin depuis le naufrage de son ARA San Juan en 2017. Avec son littoral long de 4 700 kilomètres, l’enjeu est ainsi stratégique.
La fiabilité du matériel français mise à l’honneur
«Le grand défi est de récupérer la capacité sous-marine… il n’y a pas d’arme plus dissuasive qu’un sous-marin dans une Armée», avait laissé entendre en 2024 le ministre de la Défense argentin. Les deux pays sont partenaires de longue date, notamment avec les Mirage, mais également les Super-Etendard et les missiles Exocet. La fiabilité, l’autonomie et la compatibilité du matériel français auraient renforcé les liens ces derniers mois.



















