A quoi reconnaît-on un super vendeur ? Ce n’est pas celui qui arrive à convaincre un Esquimau d’acheter un frigo. « L’Esquimau se fera sûrement réprimander et ne reviendra jamais. Si l’on carbonise un client à chaque vente, c’est rapidement la fin de l’entreprise, prévient Frédéric Fréry, professeur de stratégie à l’ESCP Business School. Un bon vendeur explique la valeur du produit, ce qui justifie que l’on achète plus cher : il fidélise son client. » Voilà donc ce qui rassemble par exemple Phil Knight, P-DG de Nike, et Brownie Wise, l’inventrice des fameuses réunions Tupperware. Le premier va, grâce à un marketing audacieux, vendre des baskets de sport au grand public, alors que le produit était alors réservé aux athlètes. La deuxième joue sur la convivialité et la confiance entre voisines pour écouler des boîtes en plastique à travers ses « home parties ».

Les génies de la vente apportent aussi une part de rêve, à grand renfort de séduction. Le couple Boucicaut, fondateur du Bon Marché, l’avait compris dès le XIXe siècle. « Il suffit de relire Au bonheur des dames, d’Emile Zola, qui décrit le palais de la consommation qu’était le Bon Marché. Les soldes, la livraison à J+1, l’attention à l’expérience du client… tout était déjà là », sourit l’enseignant-chercheur.

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