Avec plus d’1,3 milliard d’euros en 2024, le saumon constitue la première dépense des ménages en poisson. De quoi mériter son surnom d’or rose.

Un poisson d’élevage importé

Qu’on le déguste frais ou fumé, qu’il soit en sushi ou dans des plats cuisinés, qu’il ait été surgelé ou non, peu importe. La quasi-totalité du saumon consommé (205 000 tonnes estimés par FranceAgriMer en 2023 avec le poids du poisson vif) est importé et n’est pas, sauf exception, sauvage. Les poissons viennent de vastes fermes aquacoles situées principalement en Norvège et en Ecosse. Celles-ci appartiennent à des géants tel le norvégien Mowi, numéro un du secteur (20% de la production mondiale à lui seul !).

Boulogne-sur-Mer, un centre névralgique

Après 24 à 36 mois passés en eau douce puis en mer, les poissons de l’espèce Atlantique élevés en Europe du Nord sont pêchés et envoyés en France, par camion, pour y être préparés (filetage, portionnage, conditionnement…) ou revendus entiers selon les besoins à la grande distribution, aux grossistes mais aussi aux industriels. Le principal site de transformation se situe à Boulogne-sur-Mer, qui voit transiter tous les ans la moitié du saumon importé en France.

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