Acheter du poisson à toute heure, c'est désormais possible à Paris. Le groupe Mericq, acteur historique de la filière marée basé en Lot-et-Garonne, a inauguré L'Épuisette, une poissonnerie automatique au 113 bis rue de la Roquette, dans le XIe arrondissement de la capitale. Ouverte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, elle repose sur un principe simple : des casiers réfrigérés dans lesquels sont stockés filets, poissons entiers, crustacés, huîtres ou encore plats préparés. Le client choisit son produit via un écran tactile, règle par carte ou smartphone, et le casier s'ouvre automatiquement.

Comme le précise le site Obowl, chaque produit est accompagné d'informations précises : origine, technique de pêche, date de préparation et conseils de cuisson. Les stocks sont mis à jour en temps réel, et la rotation est rapide pour garantir la fraîcheur. Côté offre, le magasin joue la carte de la diversité : dos de cabillaud prêt à poêler, crevettes décortiquées, rillettes de poisson pour l'apéritif, mais aussi plats prêts à enfourner comme une brandade ou des lasagnes de saumon. Les formats sont adaptés à la vie urbaine, avec des portions solo ou duo qui limitent le gaspillage.

Un concept pensé aussi pour les professionnels

Si la poissonnerie automatique vise d'abord les particuliers pressés ou curieux, elle pourrait aussi séduire les restaurateurs et poissonniers indépendants en leur proposant un point de vente autonome qui fonctionne 24h/24 avec un assortiment calibré et suivi. Mais ce dispositif permet aussi de se passer de personnel à certains horaires – voire s'en passer tout court, ce que ne manqueront pas de relever les détracteurs de ce type de service, ainsi que les consommateurs qui privilégient le contact humain.

Mericq, fondé il y a près de 60 ans, commercialise chaque année environ 37 000 tonnes de produits de la mer auprès des professionnels. La société a déjà testé le dispositif automatique à Agen, où leurs casiers connectés ont rencontré le succès. A Paris, la gamme a été élargie pour correspondre aux usages des foyers urbains. Après la capitale, une phase de déploiement national est envisagée à partir de 2026.