Le chiffre fait froid dans le dos. Selon le dernier rapport de la Fondation Abbé Pierre, qui a été publié cette semaine, 4,1 millions de personnes sont mal logées ou souffrent d’une absence de logement en France en 2022. Et on peut estimer qu’environ la moitié d’entre elles vivent dans des logements privés de confort. Il s’agit principalement d'habitations qui ne disposent pas du confort sanitaire de base, n’ont pas de chauffage central ou de coin cuisine ou dont la façade est fortement dégradée. Mais d’autres problèmes peuvent également affecter ces logements qui sont généralement petits et anciens. La fondation Abbé Pierre a ainsi listé les dysfonctionnements les plus courants constatés dans le parc locatif public et privé.

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Si la part de résidences principales comportant au moins un défaut grave de confort a reculé de 3,4 points entre 2013 et 2020, date la dernière Enquête nationale du logement sur le sujet, elle “demeure toutefois importante, en particulier pour les locataires du parc social et pour les ménages occupant un logement ancien”. A l’inverse, le nombre de défauts constatés chez les propriétaires occupants est bien moins élevé que chez les locataires du parc privé ou public. “Les aides à la rénovation énergétique concernent principalement les propriétaires occupants, c’est donc plus facile d’engager des travaux dans leur propres logements, commente Eric Constantin, directeur de l’agence Ile-de-France de la fondation Abbé Pierre. De plus, les propriétaires sont souvent moins réactifs quand les dysfonctionnements ne concernent pas directement le logement dans lequel ils vivent”.

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